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Paris perd ses nerfs

Ibrahimovic et les Parisiens ont eu du mal à garder leurs nerfs

Ibrahimovic et les Parisiens ont eu du mal à garder leurs nerfs - -

Avec cinq cartons jaunes et un nouvel exclu (Thiago Silva), le PSG a, une semaine après sa fin de match tendue à Evian, fait étalage une nouvelle fois d’une très grosse nervosité… symbolisée par la bousculade volontaire de Leonardo sur l’arbitre de la rencontre, Alexandre Castro.

L’image est rare. Pas celle de Zlatan Ibrahimovic allant discuter avec le corps arbitral, le doigt pointé vers le principal sifflet de la rencontre. Mais bien celle de Carlo Ancelotti, venant calmer ses troupes. Le technicien italien est allé chercher sur la pelouse du Parc des Princes son buteur suédois, qui venait de recevoir un carton jaune de la part d’Alexandre Castro, ainsi que Christophe Jallet, également venu exprimer son mécontentement auprès des hommes en jaune. Preuve, s’il en fallait, qu’à quelques centimètres de la ligne d’arrivée le séparant du titre, Paris n’a plus la maîtrise de ses nerfs.

Cinq cartons jaunes et un rouge : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le club de la capitale ne briguera pas le classement du fair-play cette saison, où il fait, avec 86 avertissements – 68 jaunes et 6 rouges – clairement figure de cancre, juste devant Ajaccio et Bastia. Déjà très, très nerveux une semaine plus tôt à Evian, ce qui lui a coûté les suspensions de Sirigu, Verratti et Beckham, Paris a encore perdu le contrôle. La cause de son irritation ? Le carton rouge reçu par Thiago Silva juste avant la pause, qui a posé les mains sur le corps d’Alexandre Castro au moment de contester une de ses décisions. « C'est un comportement qui n'a pas lieu d'être de la part d'un joueur. Le règlement a été appliqué à la lettre, estime l’ancien arbitre international Joël Quiniou. On n'a pas à toucher un arbitre. Thiago Silva ne s’est peut-être pas rendu compte du geste qu’il faisait. »

Leonardo bouscule volontairement M. Castro

« Je ne pense pas qu’il y ait de la méchanceté, juge pour sa part Blaise Matuidi, mais ça a été interprété comme ça. C’est le foot, il faut l’accepter. » Ce que n’a pas su faire Leonardo, qui est allé volontairement bousculer de l’épaule Alexandre Castro dans les couloirs du Parc. Avant d’être calmé par son président Nasser Al-Khelaïfi. Interrogé sur ce geste qui ne restera certainement pas impuni par la commission de discipline, le directeur sportif parisien a éludé le sujet, sans chercher à masquer sa colère. « La bousculade ? Il n’y a rien. Ce n’est rien (…) On a quatre joueurs suspendus, si ça continue on va en avoir dix et on n’aura pas d’équipe pour jouer (…) Si c’est un match tendu, on fait quoi ? Je ne comprends pas pourquoi il est désigné pour un match aussi important que celui-là. »

Ancelotti, lui, n’a pas voulu faire de vagues. Le technicien italien n’était pas content, lui non plus, de l’arbitrage de M. Castro. Mais il était beaucoup moins véhément que son directeur sportif. « Je ne pense pas qu’aujourd’hui Silva mérite le rouge. J’étais en colère la semaine passée pour Verratti mais cette semaine, je ne peux pas être en colère pour Thiago Silva. » Son équipe, qui a récolté sept jaunes et quatre rouges lors de ses deux derniers matches n’est-elle pas tout simplement en train de perdre pied à l’approche du titre ? « Je ne sais pas si les joueurs sont trop énervés. Parfois ils sont peut-être un peu énervés. Parfois je pense aussi que les arbitres sont fatigués à la fin de la saison et font quelques erreurs de plus. » Et c’est dans un climat tendu, sans Silva, Verratti et Sirigu, que Paris cherchera à officialiser son titre, dans une semaine, à Lyon.

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A.D.