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Paris sort l’artillerie lourde

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Peu utilisés ces derniers temps, les cadres français du PSG ne profiteront pas du quart de finale disputé à Annecy contre Evian-Thonon-Gaillard pour gagner du temps de jeu. Carlo Ancelotti a décidé de faire confiance à sa « meilleure équipe possible » (ce soir à 20h55).

Carlo Ancelotti n’a finalement pas ménagé le suspense. A quelques heures du quart de finale de Coupe de France qui opposera PSG à Evian-Thonon-Gaillard (20h55), l’entraîneur italien a livré les grosses lignes de sa composition d’équipe qui évoluera à Annecy mercredi. Si un doute subsiste encore dans le couloir gauche (Armand ou Maxwell), le technicien a décidé d’aligner « la meilleure équipe possible ». Et tant pis pour le turn-over. Si Armand venait à se faire une petite place dans son 11 de départ, ce serait ainsi trois Français qui débuteraient la rencontre. Une première cette saison, que ce soit en Coupe de France ou en Coupe de la Ligue.

En titularisant à chaque rencontre six à sept Français, l’entraîneur parvenait ainsi à garder sous pression un groupe particulièrement sollicité. Mais après l’élimination en Coupe de la Ligue, puis en Ligue des champions, la perspective de voir s’envoler un premier doublé Coupe-championnat le pousse à resserrer son groupe. Mathieu Bodmer, Adrien Rabiot, Guillaume Hoarau sont partis. Clément Chantôme est indisponible. Jérémy Ménez, de retour de blessure, sera remplaçant. De leur côté, Mamadou Sakho, Zoumana Camara, voire Kévin Gameiro et Sylvain Armand, pourtant largement utilisés les tours précédents, seront remplaçants.

Surpris par la réaction de Gameiro

De son côté, Carlo Ancelotti ne voit pas de raison de se justifier. « C’est la meilleure équipe qui jouera. Le plus important est d’avoir récupéré du match de Troyes. Les joueurs français ne sont pas différents des autres. Chaque joueur à un caractère différent. J’ai été surpris par la réaction de Gameiro à Troyes car il a toujours été professionnel et est très utile pour le groupe. » La composition pourrait pourtant faire grincer quelques dents et réveiller quelques rancœurs. A l’image de Gameiro qui a donc pété les plombs à sa sortie samedi à Troyes. Ou encore Sakho et Ménez, qui ont fait part de leur amertume dans la presse.

« Jérémy doit apprendre, lâchait Antoine Kombouaré dans Luis Attaque le mois dernier. Avec moi, il était titulaire indiscutable, mais il ne comprend pas que dans le football moderne et dans les très grands clubs, il faut accepter la concurrence. S’ils ne changent pas d’attitude, ils arrivent en situation d’échec. C’est simplement l’aspect mental, propre à beaucoup de joueurs français. Jérémy a connu ça à l’AS Roma. Je pensais qu’il avait appris de ça. J’ai envie de lui dire : ‘’Montre chose, bagarre toi.’’ » A l’image de l’indéboulonnable Blaise Matuidi. Aligné cette fois-ci dans le couloir gauche, l’ancien stéphanois a su se rendre indispensable. Sans faire de bruit.

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Gameiro s’est excusé|||

Carlo Ancelotti est revenu sur l’épisode Gameiro, furieux d’avoir été remplacé à Troyes. « Gameiro va bien, a déclaré dans un sourire le technicien italien. Il s’est entraîné normalement. Nous avons parlé. Il était déçu, mais j’ai compris sa réaction. J’ai été joueur. Tu ne peux pas toujours contrôler les émotions. Il a réagi, mais c’est déjà fini. Je garde ma confiance en lui comme joueur et comme homme. Il s’est excusé. Ce n’est pas le moment d’avoir de telles réactions. »