RMC Sport

Paris veut oublier

Javier Pastore

Javier Pastore - -

Après sa mauvaise prestation à Bordeaux (1-1) et l’épisode Carlo Ancelotti, le PSG veut repartir de l’avant en s’imposant contre Nancy ce dimanche au Parc de Princes (21h) en match de clôture de la 14e journée. Quant au sort d’Antoine Kombouaré, il reste toujours aussi flou.

Le PSG, ou l’art de créer une tempête tout en étant leader du championnat. Le climat aurait dû être à la sérénité avant d’accueillir Nancy, un adversaire classé 18e et incapable de s’imposer hors de ses bases (5 défaites, un nul). Mais il n’en est rien. Depuis le point ramené de Bordeaux (1-1) il y a quinze jours, le flou s’est installé au-dessus du banc de touche d’Antoine Kombouaré. « On n’est pas très content de la façon dont on a joué en Gironde », concède le coach parisien. Pas fous, les Qataris ont profité l’aubaine pour accélérer leur recherche afin de lui trouver un successeur d’envergure internationale. 

Difficile, aujourd’hui, de savoir si un revers face à Nancy au Parc des Princes sonnera le glas de son aventure dans la capitale. Conscient de l’extrême fragilité de son poste, l’intéressé semble presque naviguer à vue. Comme pour se rassurer, il dit se focaliser uniquement sur le terrain tout en rappelant son bilan cette saison. « On réalise un début de championnat fantastique », appuie-t-il. Les chiffres lui donnent raison. En championnat, son équipe n’a pas connu la défaite depuis la 1ere journée (1-0 contre Lorient). Et elle pointe en tête du championnat depuis la fin du mois de septembre.

Kombouaré : « Pas évident à gérer »

Difficile pourtant de rester imperméable à toute cette agitation. Jusqu’à samedi, le Camp des Loges est resté fermé au public et aux médias. « C’était une semaine particulière, juge Kombouaré. On voulait travailler tranquillement. » Pas facile. « On est blindé, répond Christophe Jallet. On n’a pas plongé. » Le coach des Parisiens sait pourtant que le brouillard peut encore prendre de l’épaisseur ce dimanche soir. « On s’attend à un match difficile, dit-il. Tout ce qui s’est passé durant cette quinzaine n’est pas évident à gérer. Il faut protéger les joueurs, les remettre dans le coup. Il faut revenir aux affaires avec l’idée de repartir au combat. Gagner pour repartir de l’avant et oublier cet épisode. On est favori, mais il faut gagner ! Et si on gagne 1-0, on sera combien ? »

Aurélien Brossier avec LB