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Pas de retard à l’allumage pour l’OM

Cheyrou-Ayew

Cheyrou-Ayew - -

Globalement dominateur, l’OM s’est imposé à Reims en clôture de la première journée de Ligue 1 (1-0). Mais c’est surtout à l’expérience que les hommes d’Elie Baup se sont extirpés du piège champenois, tant le promu a fait preuve de culot et d’envie.

Ce n’est sûrement qu’un détail pour les observateurs avisés du championnat de France. Mais en ces temps de disette économique et de mesures drastiques pour l’OM, ce succès veut dire beaucoup pour les hommes d’Elie Baup. Fâchés depuis sept saisons avec leur match d’ouverture - une seule victoire depuis 2005, le 8 août 2009 à Grenoble (0-2), les Marseillais ont débuté le nouvel exercice par une victoire d'entrée. « C’est plus facile de débuter le championnat par une victoire, savourait le buteur de la soirée, Benoit Cheyrou. Ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas fait. » De quoi valider une bonne semaine après leur net succès jeudi contre Eskisehirspor (3-0) et leur qualification pour les barrages de la Ligue Europa. Mais pas, encore, de quoi fanfaronner. Car si l’OM a fait l’essentiel dimanche, il n’a pas survolé les débats, loin de là.

Après 33 saisons passées loin du soleil de l’élite, Reims comptait bien régaler son vice-champion olympique Mahiedine Mekhissi – auteur du coup d’envoi fictif – et le reste de son public du Stade Delaune. Une enceinte pleine à craquer et des supporters rapidement parcourus d’un frisson lorsque Courtet titille Mandanda d’une tête smashée (14e). Globalement dominés, les hommes d’Hubert Fournier abandonnent volontiers le jeu à leurs prestigieux invités. Pas une mauvaise idée, tant l’OM, privé d’Amalfitano (suspendu) et surtout de Rémy, toujours blessé, manquent d’idées et de percussion dans les vingt derniers mètres.

L’OM tout en gestion

On s’attendait à voir Kossi Agassa vivre un enfer. C’est Mandanda qui doit s’interposer une nouvelle fois au pied sur une frappe à bout portant de Ghilas (37e). Talonnade de Weber (44e) devant le poteau droit marseillais, frappe audacieuse de Courtet (49e), tête de Ghilas elle aussi hors-cadre (52e) : Reims ne manque pas de culot. De réalisme, oui. Et c’est sur l’un de ses rares beaux mouvements collectifs que l’OM se charge de l’expliquer au promu, suite à une volée tendue pied gauche de Cheyrou dans la surface, sur un bon centre de Kaboré (77e).

Rien d’illogique tant l’OM s’était montré dangereux quelques instants auparavant, par Andé Ayew d’abord (65e) mais surtout par Gignac, auteur d’une belle frappe enroulée (74e). Forcément, l’intéressé a apprécié le verdict final. « C’est une victoire importante pour le début du championnat face à un promu valeureux qui plus est, juge l’ancien Toulousain. Les Rémois ont été conquérants. On a su faire la différence à un moment de la partie et être solide ensuite avec Steve (Mandanda, ndlr). On a bien géré le match mais on aurait aussi pu le tuer.»

Audacieux jusqu’au bout, Reims ne fera donc pas sauter le verrou marseillais. Les protégés d’Hubert Fournier se consoleront comme ils peuvent, notamment avec la prometteuse partition récitée dimanche soir et sur laquelle ils devront s’appuyer pour accrocher leur maintien. Marseille ? Bien meilleur en seconde période, le club phocéen ne sait toujours pas à quoi ressemblera son effectif fin août. Mais il sait au moins qu’il a du cœur, du répondant et un certain sens du sacrifice. Et c’est déjà ça.

A.D