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Pavon, les raisons d’un départ

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Vent de panique chez les Girondins, où l’adjoint de l’entraîneur Jean Tigana a décidé de « prendre du recul ». Il ne sera pas sur le banc à Auxerre samedi. Explications.

Apres la débâcle à Lorient (1-5), il était resté un quart d’heure sur la pelouse, à enchaîner les cigarettes, dans un moment d’introspection. Et puis Michel Pavon était rentré dans le vestiaire pour y fracasser la porte d’un poing rageur. Signe du caractère irascible du Bordelais ces derniers temps. Cinq jours plus tard, une fracture de deux doigts en plus, Michel Pavon a décidé de dire stop. Il n’était pas présent à l’entraînement des Girondins ce jeudi matin. Après un entretien avec Jean Tigana et Alain Deveseleer, le directeur général du club, c’est lui-même qui a demandé à « prendre du recul ». « Il s’est absenté deux jours, c’est tout, assure Jean Tigana. Je n’ai pas d’autre chose à dire. Je suis venu pour parler d’Auxerre. Le plus important, c’est la victoire contre Auxerre. »

Damiano pour le remplacer ?

Si aucune décision définitive n’a pour l’instant été prise sur l’avenir de Michel Pavon, ce n’est qu’une question d’heures. Seules certitudes, il ne sera pas sur le banc des Girondins samedi et pour l'instant, les adjoints Eric Bedouet et Dominique Dropsy restent en place. « Pavon a pris du recul, commente simplement Jean-Louis Triaud, actuellement en vacances en République dominicaine. C’est une décision qui lui appartient. Il pensait que c’était pour le bien du club. Il l’a prise tout seul. Je n’ai pas eu plus de contact, parce que je ne suis toujours pas rentré de vacances. Ça lui appartient. Pour moi, ça en reste là. » A son retour, le président des Girondins envisage de réorganiser le staff autour de Jean Tigana. Christian Damiano, l’ancien adjoint de Claudio Ranieri à la Roma et qui a quitté les Giallorossi par solidarité avec l’Italien, démissionnaire le week-end dernier, pourrait faire son arrivée. Actuellement dans le sud de la France, il est resté très proche de Tigana, auprès de qui il a été adjoint pendant trois saisons à Fulham. Sans doute l’origine du « coup de blues » de Pavon.