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Pourquoi Rennes peut craindre le pire

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A neuf journées de la fin, le Stade Rennais est 16e de Ligue 1, à seulement 3 points de la zone de relégation. Une situation critique pour un club qui n’est plus habitué à jouer le maintien ces dernières saisons. État des lieux.

Une réorganisation tardive

Le Stade Rennais a attendu la mi-juin pour acter sa réorganisation l’été dernier. Frédéric Antonetti remplacé par Philippe Montanier au poste d’entraîneur. Pierre Dréossi, le manager général, remercié. Le tout à un mois et demi de la reprise de la Ligue 1. Un délai très court qui n’a pas lancé la saison dans les meilleures conditions. « Il y a eu beaucoup de changement au niveau du staff, de la direction, des joueurs, observe Dréossi. Forcément, ça perturbe. Souvent dans ce cas-là, il faut un petit temps pour mettre tout ça en place. Ça ne s’est pas fait et, maintenant, ils sont dans une sorte de spirale négative. »

Un effectif chamboulé

Le Rennes cru 2013-2014 n’a plus grande chose à voir avec celui de la saison précédente. Entre l’intersaison et le mercato d’hiver, le club breton a accueilli pas moins de dix nouveaux joueurs. Une petite révolution qui a entraîné une inévitable période d’instabilité. « Quand l’équipe va mal, il faut régler les problèmes de l’équipe, pas les problèmes de joueurs, assure Dréossi. Là, on voit bien qu’il y a un problème collectif. Le turn-over incessant fait qu’il n’y a pas beaucoup de base, donc c’est difficile. » Sans parler de la qualité du recrutement effectué. « Certaines erreurs ont certainement été commises dans ce domaine. L’effectif n’est peut-être pas assez bon », souffle Luis Fernandez, membre de la Dream Team RMC Sport.

Un entraîneur pris de court

D’un avis unanime, Philippe Montanier est un coach de talent. Ses deux années couronnées de succès à la Real Sociedad en attestent. Mais le technicien de 49 ans a dû s’adapter dans l’urgence à Rennes. Parachuté dans un club en pleine mutation, il n’a pas eu le droit à une période de rodage. D’où ses tâtonnements récurrents. « Philipe est arrivé. J’étais encore là. C’est moi qui suis allé le chercher, rappelle Dréossi. Il s’est retrouvé un peu seul dans un club qu’il ne connaissait pas, avec des gens nouveaux, des joueurs nouveaux, une organisation nouvelle. Pour ça, je pense qu’il faut un temps d’adaptation. Malheureusement, on sait bien que ce championnat de Ligue 1 est intransigeant et que le temps, on ne l’a pas. »

Un club pas calibré pour le maintien

Fort de son centre de formation et de sa bonne santé financière, le Stade Rennais s’est habitué à tutoyé le haut du classement ces dernières années. Plusieurs fois au pied du podium, la formation d’Ille et Vilaine n’a plus aperçu la zone rouge depuis bien longtemps à ce stade de la saison. De quoi inquiéter à l’heure de se replonger dans la lutte pour le maintien (Rennes, 16e, a 3 points d’avance sur Valenciennes, premier relégable). « C’est un club qui n’a plus l’habitude de se retrouver dans la difficulté, confirme Dréossi. Je pense qu’aujourd’hui il y a un vrai danger. Quand on voit Valenciennes se battre sur tous les ballons, Sochaux qui revient bien, Evian qui a l’habitude… Ce sont des clubs qui jouent le maintien depuis le début de la saison. Les Bretons vont trembler jusqu’au bout ! »

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Alexandre Jaquin avec Jean Bommel