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PSG-Angers: les Parisiens sanctionnent de timides angevins... les tops et flops

Le PSG a livré une partie séduisante pour écraser (4-0) une équipe angevine bien trop timorée dans ses intentions de jeu, ce samedi lors de la huitième journée de Ligue 1.

Les Tops

Paris Libéré, Sarabia soulagé

Le ouf de soulagement qu’il a semblé pousser après l’ouverture du score s’apparenterait presque à une forme de libération. Pablo Sarabia ne parvenait pas à chasser les doutes qui ont escorté ses premières apparitions en Ligue 1. Et on sentait bien que cela lui pesait. Jamais mauvais, sauf peut-être contre Reims - un match où toute l’équipe a failli - ni vraiment très bon, bien qu’il ait souvent été intéressant, l’international espagnol tardait à se montrer décisif.

Servi sur le côté gauche par Ander Herrera après un excellent appel, en faux pied à droite, Sarabia a crocheté pour revenir à l’intérieur et prendre le gardien à contre-pied du gauche (13e). Son premier but en Ligue 1. Sarabia aurait pu inscrire un doublé sans un sauvetage in extremis de Romain Thomas. L'Espagnol a montré toute l'étendue de son talent avant sa sortie (83e).

Un milieu parisien trois étoiles

Thomas Tuchel a peu de garanties sur la qualité réelle intrinsèque de son équipe, de son équilibre collectif. Trop de joueurs ont manqué à l’appel en ce début de saison. Une choses est sûre en revanche, l’entraîneur allemand sait qu’il peut compter sur un milieu de terrain en béton armé. Le trio choisi contre Angers a été à l’origine et parfois à la conclusion d’actions collectives remarquables. Placé en sentinelle, entre Gueye et Verratti, Leandro Paredes, voué aux gémonies par les supporters parisiens depuis son arrivée à l’hiver 2019, est apparu très en forme et enfin utile à ses partenaires.

Bien rentré dans son match à la récupération, dans ses projections également, sa capacité à faire vivre le ballon, à imprimer le tempo, le milieu a envoyé des bons signaux à l’adresse de son coach. S’il est encore en recherche de confiance, Verratti et Gueye n’en manque pas. Chacun dans son style - l'Italien avec sa vista et ses passes magiques, Gueye dans son volume de courses et son agressivité - les deux piliers du milieu ont encore excellé. Le Sénégalais a été récompensé d’un but plein de malice et d’opportunisme (59e).

Icardi fait son nid

Trop près de Butelle en début de match pour être touché par ses partenaires, Mauro Icardi a souvent attendu que le ballon vienne à lui. Et quand il est arrivé, l’Argentin a manqué de simplicité, de spontanéité, du moins dans un premier temps. Comme sur cette action où, lancé devant Butelle, il s’est emmêlé les pinceaux en voulant s’excentrer pour dribbler le gardien.

Cette soirée s’est donc longtemps refusée à lui mais son heure est finalement venue. Profitant d’un joli mouvement collectif sur lequel Idrissa Gueye manquait sa reprise, l’attaquant a conclu sous la barre en deuxième lame. Sa deuxième réalisation avec le Paris Saint-Germain prouve qu’il est un remarquable chasseur de buts, même lorsqu’il n’est pas à 100% physiquement.

Les Flops

Pas un choc au sommet

On a coutume de dire que le PSG présente un visage plus séduisant et enthousiasmant en phase de poules de Ligue des champions qu’en Ligue 1. Ce n’est plus tout à fait vrai depuis ce week-end. Le PSG a été sans pitié pour son ex-dauphin (doublé provisoirement par le FC Nantes à la différence de buts). Les Parisiens avaient pourtant débuté cette partie avec le ballon dans les pieds, certes, mais sans vouloir appuyer de suite sur l’accélérateur pour se faciliter la vie.

A l’inverse de ce qu’ils avaient produit jusqu’ici, les Angevins ont abordé la partie sans ambition, autre que celle de défendre coûte que coûte le but de leur gardien Ludovic Butelle. Et ils l’ont payé au prix fort. "Plutôt mériter des honneurs et ne point les avoir, que les avoir et ne point les mériter", dit le proverbe. Angers bénéficie sans doute d'un classement qui ne durera pas jusqu'à la fin de la saison et tout son talent aura été de profiter des méformes des uns et des autres. Mais ce soir le SCO manquait clairement d'ambition.

Angers trop timoré

Les Angevins n’avaient pas grand chose à perdre sur la pelouse du Parc des Princes. Surprenants dauphins de Paris, les joueurs de Stéphane Moulin n’ont pourtant pas fait grand chose pour l’emporter non plus, ne serait-ce que pour embêter les Parisiens. Les Angevins ont le plus souvent renoncé à imposer une pression à leurs adversaires, se contentant la plupart du temps d’attendre dans une position très basse sur le terrain.

Entré dans le match timidement alors qu’il y avait des espaces à exploiter sur les contres pour déséquilibrer le bloc adverse, Angers a manqué de précision et de rapidité dans les transitions. Alors qu’il avait fait la différence devant Kimpembe, Alioui a constaté en plein désarroi l’absence d'un quelconque partenaire dans la surface parisienne. Ce fut une constante pendant tout le match. Les milieux de terrain, à force de courir après le ballon et de subir, n’arrivaient plus à suivre les rares mouvements offensifs. On s’amuse davantage avec le ballon mais Angers n’en voulait pas aujourd’hui.

Kimpembe, seule ombre au tableau

Presnel Kimpembe doit son retour dans le groupe de l’équipe de France à la qualité des ses performances réalisées sous le maillot du Paris Saint-Germain, en Ligue des champions notamment. Le défenseur central avait retrouvé de l’autorité dans les duels. Il est un peu retombé dans ses travers en Ligue 1 samedi. Facilement éliminé par Richard Alioui, l’international aurait pu mettre ses partenaires dans l’embarras alors qu’ils dominaient le match sans coup férir. Kimpembe a étonnamment mal géré les ballons en profondeur, anticipant assez mal les trajectoires. Il n’a pas toujours dégagé la sérénité escomptée aux côtés de Thiago Silva.

QM