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PSG – Blanc : « Des violences difficiles à anticiper »

Jean-Claude Blanc

Jean-Claude Blanc - -

Jean-Claude Blanc, le directeur général délégué du PSG, regrette les incidents qui ont terni les célébrations du titre, lundi, au Trocadéro. Le dirigeant parisien estime que les responsabilités sont partagées et que des débordements si importants n’étaient pas prévisibles.

Comment réagissez-vous aux débordements qui ont gâché les célébrations du titre de champion lundi à Paris ?

Les supporters n’ont pas pu vivre de belle manière cet événement qu’ils attendent depuis 19 ans. Nous sommes tristes. Beaucoup des supporters éprouvent de la honte pour ce qu’il s’est passé. Les premières victimes des événements sont les amoureux du Paris-Saint-Germain qui ont été pris en otage par des casseurs et des hooligans qui souhaitaient apporter un désordre important sur cette manifestation. Le Paris-Saint-Germain se portera d’ailleurs partie civile dans toutes les procédures qui seront mises en place. Nous continuerons à développer au Parc des Princes la politique qui en a fait sans doute le stade le plus sûr en France, où cette saison, plus d’un million de fans sont venus communier autour de l’équipe. Nous poursuivrons sans relâche ce travail en relation avec la préfecture, dans et autour du stade, pour continuer à offrir du grand football. Nous restons déterminés à construire dans Paris un très grand club de football de niveau européen et à offrir des conditions de partage, d’union. Le Paris-Saint-Germain est très attaché aux valeurs du sport. Vivre ensemble un moment unique. C’était notre ambition hier (lundi). Des casseurs et des hooligans ont totalement gâché cette fête. Nos pensées vont vers tous ceux qui ont eu à souffrir, psychologiquement ou physiquement de ces incidents, vers les riverains, les commerçants et tous amoureux du club qui n’ont pas pu faire la fête.

La place du Trocadéro était-elle un bon choix ?

La préfecture de police nous avait informés qu’un périmètre autour de la Concorde et des Champs-Elysées était totalement inaccessible. A partir de là, il était légitime de trouver cet endroit pour faire partager au plus grand nombre ce moment historique de la vie du club. La Tour Eiffel est un des symboles de Paris et du PSG. De nombreuses réunions de préparation ont été tenues le matin même à la préfecture de police pour définir les moyens et les conditions d’installation. La préparation a eu lieu. La dynamique de l’événement, avec les hooligans qui ont démarré et entraîné un phénomène de plusieurs milliers de casseurs, a fait qu’on est passé d’une manifestation publique à des faits de violences urbaines qu’il était difficile d’anticiper et de contrôler. 

Vous saviez que certains ultras aller venir pour semer le désordre…

C’est à la préfecture de police, par son travail d’intelligence, de récupérer ces informations. Le club n’a plus aucune relation avec ces groupes, qui sont dissous et exclus. Ils n’ont plus le droit de cité au Parc des Princes depuis 3 ans. C’est une chose de gérer 200 hooligans, c’est autre chose de gérer des phénomènes de violences urbaines en bandes organisées comme ça a été le cas.

« La responsabilité est partagée »

La responsabilité du PSG est-elle engagée ?

La responsabilité est partagée. On ne peut pas dire que tout a été bien fait, sinon ça ce serait déroulé différemment. La conclusion, c’est qu’il est difficile d’organiser des manifestations publiques dans Paris sans avoir ces phénomènes-là, qui dépassent largement le cadre du PSG, du football et du sport. Les victimes de tout ça sont les amoureux du PSG à qui on a volé une fête comme ça s’est fait à Manchester, Barcelone ou dans d’autres villes françaises.

Le PSG peut-il être un grand club sans pouvoir fêter un titre dans la rue avec ses supporters ?

Une grande équipe ne doit pas forcément être cloîtrée dans son stade. Le Parc des Princes est totalement pacifié. C’est vrai que pouvoir communier avec le plus grand nombre dans Paris et apporter l’enthousiasme considérable qu’on a ressenti autour du PSG, c’est largement parasité et cela peut donner lieu à des phénomènes difficiles. Il faut analyser ça et se donner du temps pour prendre des mesures complémentaires afin de ne jamais faire prendre de risque à qui que ce soit.

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