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PSG-Bordeaux : pour Cabaye, ça ne traîne pas

Yohan Cabaye

Yohan Cabaye - -

Seulement deux jours après sa signature au PSG, Yohan Cabaye est dans le groupe pour la réception de Bordeaux, ce vendredi (20h30) en ouverture de la 23e journée de L1. Privé de Verratti et Rabiot, Laurent Blanc pourrait même le titulariser.

Un enchaînement parfait conclu par un subtil plat du pied droit et un coup-franc magistral à l’entrée de la surface. La dernière sortie de Yohan Cabaye, le 18 janvier sur la pelouse de West Ham (3-1), avait été grandiose. Un peu moins de deux semaines plus tard, ce n’est plus sous le maillot de Newcastle, ni en Premier League, que le milieu de terrain de 28 ans va tenter d’apporter sa vista. Au lendemain de sa signature officielle au Paris Saint-Germain, l’international tricolore a été retenu par Laurent Blanc dans le groupe pour la réception de Bordeaux, ce vendredi en ouverture de la 23e journée de Ligue 1 (20h30).

Suspendu à la réception de la lettre de sortie de la Fédération anglaise pour homologuer le contrat de sa recrue, l’entraîneur parisien a été rassuré. Apte pour le match contre les Girondins, Cabaye postule même à une place de titulaire avec la suspension de Marco Verratti et le forfait d’Adrien Rabiot. Si Thiago Motta et Blaise Matuidi tiendront leur place, le 3e strapontin dans le milieu à trois devrait donc se jouer entre Cabaye et Javier Pastore. Avec un seul entraînement collectif dans les jambes, le Français part avec une longueur de retard et pourrait donc ne pas débuter la rencontre. Le cas contraire pourrait être ressenti comme une grosse désillusion pour l’Argentin.

Blanc : « Il ne vient pas pour s'asseoir sur le banc »

Titulaire ou pas, Cabaye est en tout cas prêt physiquement. « Je me sens en forme. J’espère pouvoir être sur la feuille de match et participer vendredi soir », a assuré mercredi lors de sa présentation celui qui n’a plus joué en L1 depuis le 29 mai 2011 (Lille-Rennes, 3-2). Capable d’évoluer comme sentinelle, poste occupé avec brio lors du barrage retour France-Ukraine en novembre (3-0), ou comme relayeur, l’ancien Lillois offre à Blanc de sérieuses garanties. Mais surtout une concurrence nouvelle dans un secteur de jeu où Pastore parait incapable de bousculer la hiérarchie. Et où Rabiot semble parfois encore un peu tendre.

« Il vient parce qu’il a la volonté de jouer et pas pour s’asseoir sur le banc, assure Blanc. Quand vous avez un milieu de terrain à trois, avoir quatre ou cinq joueurs, voire même six de grand talent qui puissent jouer à ces postes-là, ce n’est pas trop. Mais il y a cette mentalité française qui fait qu’on a trois postes, donc on a trois joueurs. Alors s’il y a un quatrième : "Ouh, qui va s’asseoir sur le banc de touche ?". On ne se pose pas la question au Bayern, à Manchester City, au Milan ou à la Juve. Ils sont cinq ou six pour trois postes et ça tourne. Ça tourne et ce sont les trois meilleurs qui jouent. Ce n’est pas de trop d’avoir des joueurs de qualité qui puissent jouer dans ce milieu à trois. » Cabaye devrait devenir l’un d’eux dès ce vendredi.

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A.A avec L.B