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PSG : de Periscope à sa condamnation, l'année 2016 très chargée de Serge Aurier

Serge Aurier

Serge Aurier - AFP

Condamné à deux mois de prison ferme pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’ordre public, une décision dont il fait appel, Serge Aurier vient d'ajouter un nouvel épisode à une année 2016 déjà plus que mouvementée. Retour sur les derniers mois compliqués du latéral droit du PSG.

Février 2016 : le scandale sur Periscope

La veille de la Saint-Valentin, le Paris Saint-Germain aurait sans doute rêvé d’une tout autre déclaration d’amour. Le 13 février dernier, à seulement trois jours d’un huitième de finale de Ligue des champions importantissime face à Chelsea, le latéral droit ébranle comme jamais le club de la capitale depuis l’arrivée des Qataris. Sur l’application Periscope, il répond de manière totalement relâchée aux questions d’un ami durant plus de quarante-cinq minutes. Une interview surréaliste lors de laquelle l’international ivoirien descend à peu près tout le monde. Notamment son coach Laurent Blanc, considéré comme « une fiotte » pour courber l’échine devant Zlatan Ibrahimovic ou encore Di Maria présenté comme « un guignol ». Un dérapage médiatique qui lui vaut l’ire du président Nasser Al-Khelaïfi, lequel l’oblige à se confondre en excuses publiques quelques heures après sa sortie fracassante.

Avril 2016 : le retour manqué

Pour sa frasque sur Periscope, le défenseur de Paris est écarté du groupe professionnel pendant plus d’un mois et demi. Contraint d’évoluer avec la CFA, l’ancien Toulousain semble alors condamné à ne pas retrouver ses partenaires d’ici la fin de saison. Mais, à la surprise générale, il est rappelé en équipe première à l’occasion de la réception de Manchester City en quart de finale retour de Ligue des champions, le 6 avril. Un rendez-vous de prestige grandement attendu qui tourne au cauchemar pour lui. Souvent dépassé dans son couloir droit, Aurier est impliqué bien malgré lui sur l’un des buts des Citizens (2-2). Lors de la rencontre retour dans l’enceinte de l’Etihad Stadium (1-0), sa prestation sans relief est occultée par les choix tactiques douteux de Laurent Blanc, qui décide ce soir-là de dessiner sa formation dans un improbable 3-5-2.

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Mai 2016 : interpellé par la BAC

Alors que le PSG vient tout juste de boucler une nouvelle saison de très haute volée et riche en trophées sur la scène domestique (championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions), le natif d’Ouragahio fait la Une des médias pour une autre frasque extra-sportive. A la sortie d’une boîte de nuit près des Champs-Elysées, il est interpellé et placé en garde à vue pour outrage et violence légère sur membre d’une patrouille de la BAC.

Quelques semaines après cet incident, Aurier s’explique au micro de Clique TV et livre sa version des faits : « C’était violent, ils m’ont insulté. Ils m’ont brutalisé. Les gens, quand ils ont vu que j’étais en garde à vue, ils ne se sont pas posés la question du pourquoi (...) Je voulais porter plainte. Après garde à vue, des gens ont témoigné, je n’ai rien à me reprocher, je ne suis pas coupable. Cinq, six témoignages confirment ce que je dis… Et là, je me suis dit que mon histoire avec les journalistes n’est pas finie. Dans la presse, c’était la version que la police s’est inventée ». De nouveaux déboires dont le PSG se serait bien passé.

Septembre 2016 : départ canon et expulsion

Attendu au tournant dès l’ouverture de l’exercice 2016-2017, celui qui a été formé au RC Lens effectue un départ tonitruant. Conforté en tant que titulaire au poste de latéral droit par le nouveau coach Unai Emery malgré la venue de l’international belge Thomas Meunier, Aurier enchaîne les belles performances, avec notamment deux passes décisives données contre Metz (3-0) et Monaco (3-1). Jusqu’à la défaite infligée par Toulouse, vendredi dernier (2-0). De retour de blessure après trois matches ratés en raison d’une gêne à la cheville et étrangement nerveux, il écope de deux cartons jaunes en à peine plus de vingt minutes. Une expulsion qui fait plonger ses partenaires et renvoie un PSG, déjà tourmenté depuis le début de la saison, à ses doutes.

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Septembre 2016 : condamnation à de la prison ferme

Comparaissant ce 26 septembre pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’ordre public, Serge Aurier, qui avait déjà eu affaire à la justice pour de la conduite sans permis, est condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’à 600 euros de dommages et intérêts pour les préjudices corporel et moral, sans oublier 1 500 euros de frais de justice. Sa peine sera néanmoins aménageable et le défenseur n'ira donc pas derrière les barreaux. A l’annonce du verdict, celui-ci a indiqué qu’il ferait appel de cette décision. En attendant, Aurier reste à la disposition du club parisien pour le déplacement de Ludogorets en Ligue des champions mercredi puisque sa condamnation n’a pas été assortie d'un mandat de dépôt à l'audience. Une question demeure toutefois en suspens : si le rendement sportif d’Aurier est satisfaisant, le PSG est-il encore prêt à le défendre envers et contre tout ?

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