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PSG, Serge Aurier devant la justice : le procureur avait requis deux mois avec du sursis et des TIG

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Serge Aurier est arrivé ce lundi matin au tribunal correctionnel de Paris, où il comparaît à la suite de son altercation avec des policiers le 30 mai dernier. Le défenseur du PSG, qui comparait pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’ordre public, nie les faits qui lui sont reprochés. Il a d’ailleurs lui-même porté plainte pour violences policières.

Que s’est-il passé entre Serge Aurier et des policiers dans la nuit du 30 mai dernier près des Champs-Elysées ? La justice va tenter de le déterminer ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Le défenseur du PSGconvoqué à la suite de son altercation avec des agents de la BAC à la sortie d’une boîte de nuit du 8e arrondissement, est arrivé à 8h54 accompagné de son avocate, Me Claire Boutaud. Arrivé en premier, il a dû patienter quelques minutes à la porte de la salle d'audience, entouré de caméras et de photographe. Ni le joueur, ni son avocate n'ont souhaité s'exprimer.

L’international ivoirien comparaît pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’ordre public. Le policier Emmanuel F. l’accuse de lui avoir asséné un coup de coude au thorax, qui lui a valu un jour d’ITT (incapacité temporaire de travail), lors de ce contrôle routier qui s’est envenimé.

Le procureur ne veut pas de prison ferme pour Aurier

Le procureur a requis une peine de deux mois de prison avec sursis, avec des travaux d'intérêt général. "Je ne pense pas que la prison ferme soit adaptée", a indiqué le procureur. Serge Aurier a déjà été condamné quatre fois pour conduite sans permis. La dernière condamnation date du 23 mai 2016 : trois mois de prison avec sursis. 

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« Le contrôle est devenu tendu parce le passager du 4x4, qui s’est avéré être monsieur Aurier, ce que les policiers ignoraient, a refusé de montrer ses mains, a expliqué à RMC Sport Thibault de Montbrial, l’avocat du policier. En matière de sécurité, lors d’un contrôle, il est essentiel de voir les mains des gens. Mon client a donc pris la main de monsieur Aurier pour la sortir de son haut de sweat-shirt. Et dans le mouvement, monsieur Aurier a donné un coup de coude pour se dégager, qui a atteint mon client au torse. Pour le repousser, le policier lui a mis la main ouverte sur le visage. Et l’incident s’est arrêté là. (…) Monsieur Aurier était dans un état d’ivresse manifeste. Il a refusé d’obéir aux injonctions policières, il s’est montré méprisant, en tenant des propos désobligeants. Il a porté un coup au policier. En l’espèce, ce n’est pas très grave, mais c’est une question de principe. Il mérite d’être sanctionné. »

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Aurier : "Je n'ai rien à me reprocher"

Une version contestée par Serge Aurier, qui nie les faits et qui a lui-même porté plainte pour violences policières. « C’était violent, a expliqué le joueur de 23 ans lors de son passage dans l’émission "Clique" sur Canal + fin juin. Ils (les policiers) sont sortis de la voiture, m’ont insulté, contrôlé, brutalisé. Je ne sais pas si j’ai encore la trace (sur son arcade sourcilière). J’avais aussi la lèvre pétée. (…) Le pire, c’est que derrière, le flic dit que je lui ai mis un coup au thorax, un coup de coude. Si j’avais voulu le toucher, je lui aurais mis une bonne droite. Lui m’a mis des droites sur le visage. Il m’a pété la lèvre et le front. Je n’ai rien à me reprocher dans cette affaire. Il y a au moins cinq ou six témoignages qui disent exactement ce que j’ai dit. »

Sur ce point, Me De Montbrial est formel : « Au regard des éléments du dossier, je peux affirmer avec certitude que monsieur Aurier n’a subi aucune violence policière. Il a parlé de quatre coups de poing, c’est risible au regard des témoignages et des éléments médicaux. » Serge Aurier avait été gardé à vue 24 heures avant d’être relâché à la suite de cet incident largement médiatisé et commenté sur les réseaux sociaux. Contactés par RMC Sport, le joueur et son avocate ont refusé de s’exprimer avant comparution, réservant « leurs arguments au seul tribunal ».

AJ avec GQ