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PSG : la mise au point présidentielle

Nasser Al-Khelaïfi

Nasser Al-Khelaïfi - -

Au lendemain de la claque reçue à Marseille (3-0), le président parisien, Nasser Al-Khelaïfi, s’est rendu au Camp des Loges pour s’entretenir avec les joueurs. S’il a tenu « un discours positif », l’homme d’affaires qatari met clairement la pression.

Le calme avant la tempête ? Au lendemain de la claque reçue à Marseille (3-0), les Parisiens ont connu un retour tranquille au camp des Loges, ce lundi matin, pour participer à la première séance d’entraînement de la semaine prévue à huis clos. Pour les accueillir, aucune banderole insultante, ni manifestation de fans mécontents. Seulement six supporters, tous pacifistes. Même la police qui avait posté une voiture devant l’entrée a été surprise par cet accueil en douceur en rappelant assez rapidement la patrouille.

Alors qu’un revers en terre olympienne laissait craindre des remous au sein du club, rien n’a bougé. La question concernant l’avenir d’Antoine Kombouaré a été balayée par Leonardo, directeur sportif, sitôt le coup de sifflet final donné. Pourtant, selon nos informations, Nasser Al-Khelaïfi, le président parisien, n’aurait que très modérément apprécié les choix tactiques de l’entraîneur, dimanche soir. Ça tombe bien, l’homme d’affaires qatari était présent au Camp des Loges pour s’entretenir avec son groupe. Pas de coup d’éclat, juste une mise au point. « Il nous a vu avant l’entraînement pour nous parler de ce qui allait arriver et non pas de ce qui s’était passé, raconte Christophe Jallet, seul joueur à s’être arrêté pour répondre aux journalistes. C’était un discours positif. »

Des choix tactiques très modérément appréciés

Une pression « amicale » pour rappeler les joueurs à leurs obligations après une prestation indigne du rang escompté par les investisseurs qataris, et pour remobiliser un groupe dont on dit qu’il serait traversé d’un début d’incompréhension entre les stars offensives incarnées par le trio Nene-Pastore-Menez et le reste de l’équipe, certains ayant trop souvent le sentiment d’enfiler le bleu de chauffe collectif pendant que d’autres jouent leur partition individuelle.

Une manière aussi de rappeler à Antoine Kombouaré que son avenir reste variable après ces trois matches sans victoire, deux semaines après la rumeur Ancelotti. « Bien sûr qu’on a encore confiance en l’entraîneur, a assuré Jallet. Vous avez de ces questions ! Ce n’est pas lui qui a perdu le match, ce sont les joueurs qui étaient sur le terrain. Chacun a balayé devant sa porte. On fait tous notre mea culpa pour avancer dès jeudi en Coupe d’Europe et face à Auxerre, dimanche. » Une nouvelle contre-performance pourrait faire perdre sa quiétude au Camp des Loges.