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PSG – Mais où est passé Zlatan ?

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Malgré un but chanceux en fin de match, Zlatan Ibrahimovic a livré une copie terne face à l’OM, dimanche, en clôture de la 26e journée de Ligue 1 (2-0). Un constat récurrent depuis le début de l’année. L’attaquant du PSG apparait un ton en dessous.

Il a furtivement déployé ses bras, sans courir ni fendre l’air d’un point rageur. Au moment de plier le match face à l’OM, d’une déviation du genou un peu chanceuse, Zlatan Ibrahimovic est resté mesuré dimanche sur la pelouse du Parc des Princes. Le temps pour le géant suédois de réceptionner David Beckham, qui s’est immédiatement jeté dans ses bras. « C’est un joueur immense, c’était facile de lui sauter dessus après le but », a souri la star anglaise après la rencontre. La scène, symbole de la nouvelle dimension prise par le PSG, est également révélatrice de la soirée vécue par Zlatan.

Hormis une superbe déviation pour Ezequiel Lavezzi en début de match, le n°10 des Rouge et Bleu a été décevant lors du choc tant attendu. Des remises imprécises, des dribbles peu inspirés, un manque d’impact et de vitesse, le buteur maison a été bien en dessous de son niveau. Au point de s’attirer quelques sifflets lors d’une énième passe mal assurée. Il faut dire qu’après un début de saison canon, Ibrahimovic marque - un peu - le pas depuis le début d’année. L’homme qui a offert un nouveau mot au dictionnaire suédois ne « zlatane » plus autant, malgré des statistiques toujours aussi flatteuses.

Ancelotti : « On ne peut pas être toujours à 100% »

« Il fait la différence, mais sur 90 minutes, il est souvent absent, résume Ali Benarbia, membre de la Dream Team RMC Sport. Il joue à son rythme, mais il ne suit pas celui de son équipe. Il passe son temps à jouer à sa façon, ça irrite énormément les spectateurs mais aussi parfois ses coéquipiers qui ne peuvent pas dire grand-chose à cause de son caractère. La différence, il l’a fait énormément, c’est pour ça qu’on ne peut pas dire grand-chose pour l’instant. » Effectivement. Malgré ses absences et une implication loin d’être irréprochable, Zlatan reste une machine à marquer. En 2013, le colosse scandinave a joué huit matches (toutes compétitions confondues), pour quatre buts et une passe décisive. Un rythme plus qu’honorable pour un joueur qui a inscrit 22 buts en 23 rencontres de championnat cette saison.

« Il était bien focalisé sur ce match face à lOM, l’a défendu Carlo Ancelotti, son entraîneur, en conférence de presse. Il a joué avec tranquillité. Il a effectué de bonnes choses. On ne peut pas être toujours à 100%. Il a eu des difficultés parce que nous avons joué beaucoup de contre-attaques. Tout le monde sait qu’Ibra n’est pas un joueur de contre. » Tout le monde sait aussi que c’est joueur à part. A lui de le prouver dans les prochaines semaines. Encore engagé sur trois tableaux (Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions), Paris espère retrouver au plus vite son « zlataneur » en chef.

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Benarbia : « Il veut faire du Zlatan »|||

Ali Benarbia, membre de la Dream Team RMC Sport, a évoqué la - relative - baisse de rendement de Zlatan Ibrahimovic ces dernières semaines. « Il n’y a pas de souci car il joue tout le temps comme ça, glisse l'ancien meneur de jeu du PSG. Il a une façon de jouer un peu individualiste. Il ne suit pas le rythme de l’équipe. Il veut que ce soit l’inverse. Il veut se déplacer quand il veut et où il veut compte tenu de son intelligence de jeu. Il veut faire du Zlatan. Quand un joueur marque autant de buts, cela reste un poids pour l’adversaire. Est-ce qu’il marque le pas ? On ne peut pas aussi exceptionnel de bout en bout. Grâce à ses débuts tonitruants, les adversaires le craignent lui et le PSG. Dès que Zlatan joue, ses coéquipiers se sentent sous pression, supérieurs. C’est l’aspect psychologique le plus important dans une équipe. On pense au caractère de Maradona ou Platini, même si les joueurs étaient fatigués, ils pouvaient compter sur eux pour faire la différence. » 

Alexandre Jaquin