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PSG-Saint-Etienne : Zlatan donne la leçon

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Souvent malmené par les Verts depuis son arrivée à Paris, Ibrahimovic a pris sa revanche ce dimanche avec un doublé qui offre au PSG une victoire logique (2-0) face aux Verts. Le club de la capitale reprend huit points d’avance sur Monaco.

Monaco fait pourtant tout pour maintenir un semblant de pression. Mais l’évidence s’écrit comme elle se constate sur le terrain : en Ligue 1, le PSG évolue dans une autre stratosphère. Une équipe sûre de sa force, de sa technique, de ses individualités, de son expression collective et de sa supériorité. Résultat ? Un succès net (2-0), logique et sans bavure, le septième de suite toutes compétitions confondues (record du club égalé), qui redonne au PSG son matelas de huit points d’avance sur Monaco. Le tout agrémenté d’une maîtrise totale tant dans la possession de balle que dans l’efficacité sur le plan de son utilisation en première période.

C’est bien simple, lors des 45 premières minutes, les Verts n’ont pratiquement pas existé. Depuis le début de l’année 2014, ils n’avaient encaissé que quatre buts en L1. Ils vont en prendre la moitié en quarante minutes. Les Stéphanois avaient pourtant déclenché la première escarmouche sur une lourde frappe de Tabanou détournée en corner par Sirigu (13e). Mais il faut croire que c’en était déjà trop pour sa majesté Zlatan Ibrahimovic.

Ibra meilleur buteur de l'histoire du PSG sur une saison

A voir son attitude, motivé, remuant, on avait bien senti le Suédois désireux de remettre les points sur les i face aux hommes de Christophe Galtier, contre lesquels il n’avait pas encore réussi à marquer dans le jeu (un penalty inscrit lors du 2-2 en championnat en mars 2013). Sa volonté allait vite se concrétiser. Bayal Sall détournait sa tentative de dribble pour lancer involontairement Matuidi – pas hors-jeu, donc, malgré les récriminations stéphanoises pour cause de drapeau levé par l'arbitre assistant – dont le tir contré revenait sur Zlatan, tout heureux de pouvoir tromper Ruffier d’un tir écrasé (1-0, 14e). Et le problème, avec les attaques parisiennes, c’est qu’elles s’en vont comme les bateaux et soudain, ça revient. Débutait ainsi une période où les vagues offensives du club de la capitale venaient frapper la défense verte avec régularité. Ibrahimovic (30e, 36e, 39e, 43e), Cavani (33e, 44e) ou Cabaye (34e) se succédaient au rayon tentatives. Et le Suédois finissait par s’offrir un doublé mérité en coupant un centre de Cavani d’une reprise de l’extérieur un peu façon kung-fu (2-0, 41e).

Les calculatrices étaient de sortie : avec ses 39e et 40e buts de la saison, ses 24e et 25e en L1, Zlatan dépasse Carlos Bianchi (39 en 77-78) pour battre le record de buts sur une saison toutes compétitions confondues pour un Parisien. Mais il lui faudra encore en marquer sept au Parc des Princes pour égaler la marque parisienne de l’Argentin sur une saison à domicile en championnat (25, toujours en 77-78). On imagine alors une seconde période du même acabit. Il n’en sera rien. Au contraire. Moins entreprenants, les Parisiens enclenchaient le mode gestion du score et laissaient les Verts se remettre dans le match. Corgnet allumait la mèche (48e), Trémoulinas obligeait Sirigu à se détendre (52e), Guilavogui ratait sa tête seul à bout portant (59e), Erding mettait encore Sirigu à l’épreuve (60e) et Lemoine s’essayait à la frappe de loin (75e). Mais le PSG, devenu quasi muet devant et où un Cabaye jusqu'ici rayonnant mais touché au dos devait céder sa place à Verratti, résistait sans s’inquiéter, symbole d’une défense qui n’a toujours pas encaissé le moindre but au Parc en L1 depuis le début de l’année civile 2014. Une vraie machine à gagner. Le futur champion de France.

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Alexandre Herbinet