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PSG, Serge Aurier : en avance, mal à l'aise, déconnecté et finalement condamné... sa matinée au tribunal

Condamné à deux mois de prison ferme et à 600 euros de dommages et intérêts ce lundi matin suite à l’altercation qui l’avait opposé à un policier le 30 mai dernier, Serge Aurier a aussitôt interjeté appel. Récit d’une matinée au tribunal, dans les pas du joueur parisien.

Son arrivée

Serge Aurier était convoqué ce lundi à 9h par le tribunal correctionnel de Paris. Le latéral parisien est arrivé avec cinq minutes d’avance, accompagné de son avocate. Il a même dû patienter quelques minutes au milieu des chaines de télévision et des photographes présents pour couvrir l’évènement, devant la porte du tribunal, se refusant à tout commentaire. Son passage devant le tribunal a suivi une affaire de… vol et de dégradation de Vélib’ !

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Sa version des faits

Face au tribunal, Aurier est apparu peu à l’aise, la voix mal assurée. Le joueur de 23 ans a répété sa version des faits. C’est le policier qui l’aurait frappé et non pas l’inverse. Il s’est néanmoins emmêlé les pinceaux lorsqu’il a fallu décrire la nature du geste du policier. Il d’abord évoqué un coup de poing au visage. Puis une main sur le visage. Puis à nouveau un coup de poing, alors que la présidente du tribunal, à laquelle l’approximation n’avait pas échappé, le pressait de se montrer plus précis.

Son attitude

Au cœur de cette affaire, l’attitude « provocante » et « arrogante » d’Aurier au moment du contrôle, a été pointée par l’avocat du policier de la BAC. Un trait de caractère qu’il a eu du mal à gommer lors d’un échange avec la présidente. Cette dernière lui demandait son salaire. Réponse d’Aurier : « 200 000 euros ». Relance de la présidente : « Par mois ? Par an ? » Visiblement surpris par la question, le joueur balbutiera : « Ah non, par mois ». Une impression de légèreté et de décalage face la situation qui se renforcera un peu plus tard, au moment d’évoquer ses quatre précédentes condamnations pour conduite sans permis. Des condamnations qu’il semblait presque découvrir, arrachant ce commentaire de la procureur : « Il paraît incapable de se souvenir de sa dernière condamnation. C'est fâcheux et inquiétant pour l'avenir. »

Sa défense

Son avocate, également celle du PSG, avait choisi d’insister sur l’absence de preuve et sur le fait que son client, simple passager, n’avait pas à être contrôlé de la sorte. « Le policier s'est focalisé sur le passager. Tout le monde le dit. On ne conteste pas que M. Aurier était agité. Mais ce n'est pas un délinquant pour autant. Je demande au tribunal d'être sérieux et de se concentrer sur les éléments objectifs, a plaidé l’avocate. La parole du policier n'a pas plus de valeur que la parole de M. Aurier. Une relaxe s'impose. » Elle n’a pas été entendue pour l'instant. Réponse en appel. 

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la rédaction avec A.A