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PSG – Sirigu : « J’espère que ce n’est pas la chance du cocu ! »

Salvatore Sirigu

Salvatore Sirigu - -

A deux jours du match à Toulouse, vendredi (20h30) à l’occasion de la 23e journée de Ligue 1, Salvatore Sirigu s’est montré satisfait de la solidité défensive du PSG. Après avoir battu le record d'invincibilité de Bernard Lama, l’Italien n’accorde que peu d’importance à sa performance.

Salvatore, êtes-vous content d’avoir battu le record d'invincibilité de Bernard Lama (775 mn) ?

Ça peut faire plaisir mais ce n’est pas vraiment important en ce moment. Le principal est de continuer à gagner, continuer à prendre un chemin qui peut nous mener très loin. Je ne donne pas trop d’importance à ce record. Toute l’équipe le mérite, en particulier la défense. C’est le résultat du travail accompli pour y parvenir. C’est vrai que l’équipe montre un visage offensif mais elle a aussi une solidité défensive importante. Je ne pense pas aux records quand je rentre sur le terrain. Je vais sur le terrain pour faire de mon mieux. Le reste ne sert à rien.

Avec les blessures et les suspensions répétitives, n’est-ce pas difficile de changer régulièrement de défenseurs ?

Ce n’est pas trop compliqué parce que ce sont des joueurs que je connais, avec lesquels je m’entraîne tous les jours pour préparer les matches. Notre solidité défensive se base également sur ça. Qu’importe qui est sur le terrain, il doit savoir le boulot qu’il doit faire pour être solide et collaborer ensemble.

Le PSG possède la 2e meilleure défense dans les grands championnats européens. Trouvez-vous que le bloc défensif parisien est en progrès ?

On le montre depuis le début de l’année. On a encaissé peu de buts et je pense qu’on a toujours bien travaillé défensivement. Après, ça arrive de prendre un but pendant un match quand on est moins bien. A chaque match, on a été solide défensivement en cherchant à mettre l’adversaire en difficulté. Je pense que le caractère de notre équipe et de nos joueurs est offensif. Il nous manquait un peu plus de décisions au niveau défensif. On a évidemment plus travaillé ce secteur de jeu. C’est encore ce qu’on recherche car il faut toujours travailler pour avoir des résultats.

On sent que le PSG est un peu plus en difficulté en ce début d’année…

Je ne sais pas forcément comment l’expliquer. C’est vrai qu’en décembre, on avait un jeu un peu plus spectaculaire. En janvier, ce n’est pas trop arrivé. On a joué des équipes qui ont bien défendu. Il était difficile de se créer des occasions. Ce n’est jamais facile de revenir après la trêve hivernale, qui est intervenue à notre meilleur moment de la saison. 

« En décembre, on avait un jeu plus spectaculaire »

Vous donnez l’impression d’être le trait d’union entre les nouveaux et les anciens. Est-ce un rôle naturel ?

J’ai l’avantage de parler un peu plus le français. Ça arrive donc d’aider quelqu’un s’il ne parle pas la langue ou s’il a du mal à comprendre. Ce n’est pas un problème pour moi, je le fais avec plaisir. On a toujours besoin de ça. Tout le monde commence à le comprendre.

Comment abordez-vous le déplacement à Toulouse vendredi ?

C’est un match à l’extérieur, ça sera un peu chaud. C’est une équipe qu’on connait bien. On sait qu’ils peuvent nous mettre en difficulté car ils peuvent parfois offrir un football spectaculaire, un des meilleurs de la Ligue 1. Il faut se méfier de cette équipe, même si on l’a battue en Coupe de France en faisant un gros match. Il faut toujours faire attention.

Avez-vous remarqué un changement dans le comportement d’Ezequiel Lavezzi, qui était un peu agacé en début de saison par sa blessure ?

Je n’ai pas trop vu de changement de comportement. Il est un peu plus content, c’est normal car il s’était blessé presque tout de suite après son arrivée. Il ne parvenait pas à montrer réellement son potentiel. Maintenant, il est un peu plus tranquille. Il trouve la continuité et pour nous, c’est important. Même quand il était blessé, il savait qu’il était un joueur important et qu’il devait retrouver la condition physique.

A Bordeaux et face à Lille, le PSG a montré qu’il était capable de gagner sans bien jouer. Est-ce la grande différence avec la saison dernière ?

Peut-être que oui. Le match à Bordeaux était différent de celui face à Lille, où on a eu un peu plus de chance. A Bordeaux, on savait qu’il pouvait nous attaquer sur les côtés et on a bien préparé le match sur ça. On a bien géré la situation. Face à Lille, on a un peu été aidé sur certaines situations. Mais j’espère que l’année passée a servi à être une équipe avec plus d’expérience.

Est-ce la chance du champion ?

J’espère en tout cas que ce n’est pas la chance du cocu !