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PSG: un ancien adjoint de Tuchel lâche ses vérités et tacle Leonardo

Viré du PSG comme Thomas Tuchel, Zsolt Löw a livré ses vérités dans une interview donnée ce samedi au média hongrois Nemzeti Sport. L'ancien adjoint de Tuchel tacle notamment Leonardo et sa gestion du dernier mercato.

Il avait rejoint le PSG en juillet 2018, deux mois après l’arrivée de Thomas Tuchel. Comme l’entraîneur allemand, Zsolt Löw a été remercié à la veille de Noël. De quoi laisser un goût amer à celui qui a occupé pendant deux ans et demi le poste d’entraîneur adjoint dans le staff parisien. S’il ne semble pas en vouloir à Nasser Al-Khelaïfi, l’ancien défenseur hongrois a en revanche plus de mal à cacher sa rancœur à l’égard de Leonardo.

"Nous avons été surpris que le 23 décembre, après un match gagné 4-0 contre Strasbourg, le directeur sportif du club, Leonardo, nous dise qu'il ne comptait plus sur Thomas à l’avenir. Après avoir dû faire face à des difficultés considérables, fait quelque chose d'historique avec le PSG, avoir qualifié le club en Ligue des champions à l'automne, en étant dans le coup en championnat, la décision est un peu incompréhensible", détaille-t-il ce samedi dans un entretien donné au média hongrois Nemzeti Sport.

"La période de transferts ne s'est pas déroulée comme nous l'aurions souhaité"

Le PSG, qui a choisi l’Argentin Mauricio Pochettino pour succéder à Thomas Tuchel, occupe actuellement la troisième place de la Ligue 1, à un point du leader lyonnais, et est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. "Tout cela ajouté au fait que nous avons été gênés par d'innombrables blessures tout au long de la saison, et que nous avons également dû faire face au coronavirus, je pense que c'était une grande réussite professionnelle de clôturer l'année de cette façon. Nous avons surperformé, c'est la vérité", estime Zsolt Löw. Pour lui, le dernier mercato estival, avec notamment les départs de plusieurs cadres (Thiago Silva et Edinson Cavani en tête), aurait dû être beaucoup mieux géré.

"La période de transferts estivale ne s'est pas déroulée comme nous l'aurions souhaité. Les principaux départs ont eu lieu avant et juste après les matchs d'août, ils n'ont pas pu être remplacés correctement. Cela a également créé des tensions entre certains dirigeants de club et le staff, tout comme le fait que le directeur sportif pratiquait des principes de gouvernance différents de ceux de l'entraîneur. Je ne peux pas aller dans les détails, ils avaient des idées différentes dans de nombreux domaines, et la différence de point de vue s'est accrue avec le temps. Cela a conduit Leonardo à envisager l'avenir avec un staff différent. Soyons honnêtes, cela n'aurait pas été durable à long terme. Il valait mieux partir maintenant, presque au sommet", poursuit Zsolt Löw.

"Presque tous les joueurs m'ont envoyé un message de remerciements"

Visiblement amer, il tient toutefois à dédouaner Nasser Al-Khelaïfi. "Nous avons eu une très bonne relation avec lui, il a apprécié notre travail et nos résultats. Mais lorsqu'il a ramené Leonardo à Paris, il lui a laissé les mains libres. C'est avant tout le directeur sportif qui décidait. Al-Khelaïfi a envoyé deux messages ces derniers jours, écrivant des mots gentils. Il nous a remerciés pour ce que nous avions fait pour le club, soulignant que nous avions obtenu un succès historique, et a ajouté qu'il était fier", affirme-t-il.

Selon lui, les rapports entre le staff de Thomas Tuchel et les joueurs étaient également très bons. "L'un de nos plus grands succès est que les joueurs ont vu au fil du temps que nous étions capables de remporter des trophées. [...] Je pense qu'une unité sans précédent est née au PSG. De Kylian Mbappé à Marco Verratti, de Presnel Kimpembe à Abdou Diallo, presque tous les joueurs m'ont envoyé un message de remerciements", raconte-t-il.

En lisant les messages, je me suis rendu compte que ces deux ans et demi avaient du sens. Nous avons gagné le respect des joueurs", ajoute-t-il. Concernant son avenir, Zsolt Löw n’exclut aucune option : rester fidèle à Thomas Tuchel, collaborer avec l’Allemand Ralf Rangnick, qu’il a connu au sein du groupe Red Bull, ou même connaître une première expérience comme entraîneur principal. Mais pas tout de suite : "Sauf si quelque chose d'inattendu arrive, il y aura du repos."

RR