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PSG : Zlatan est-il trop seul ?

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Une nouvelle fois décisive à Nancy samedi (1-0), la star du Paris SG affole les compteurs avec 10 buts en Ligue 1. Mais le leader est-il devenu trop dépendant de Zlatan Ibrahimovic, meilleur buteur du championnat de France ?

Douze matches, douze buts. Le calcul est simple. Depuis son arrivée dans la capitale, Zlatan Ibrahimovic carbure à une moyenne d’un but par rencontre toutes compétitions confondues (10 buts en L1, 2 en C1). Le Suédois a inscrit plus de la moitié des réalisations de l’équipe parisienne (12 sur 22). Ce n’est pas fini. A l’image de son exploit personnel à Nancy samedi soir (1-0), l’ancien Milanais sait aussi gagner des points à lui seul. Depuis le match de reprise au Parc des Princes contre Lorient et son doublé salvateur (2-2), sept buts d’Ibra ont ainsi rapporté huit points à son club. Et pas n’importe où. A Lille (1-2) et aussi à Marseille (2-2).

Sans les coups d’éclats décisifs de sa star, le PSG compterait 14 points et pointerait au 10e rang, aux côté du LOSC. Enfin, pour en finir avec les chiffres affolants, rappelons que Zlatan n’a manqué qu’un seul match cette saison. C’était à Ajaccio et le score fut de… 0-0. « Ce joueur est vraiment génial, commente Rolland Courbis. Le PSG a vraiment de la chance de l’avoir. En plus de son talent, Zlatan a beaucoup de réussite. » Dans les couloirs du stade Marcel-Picot, tous les Parisiens, Carlo Ancelotti en tête, ont rendu un hommage appuyé au Suédois. « Merci Ibra », a lâché le technicien italien devant les micros. Blaise Matuidi a évoqué « un phénomène qui fait les différences ».

Larqué : « La dépendance à Zlatan est phénoménale, surdimensionnée »

Reste qu’une telle facilité interpelle. Trop facile, trop doué, trop fort, Zlatan n’éclipse-t-il pas aussi ses partenaires ? « Il marque quand il faut mais il faut féliciter toute l’équipe », nuance le milieu de terrain international. Blaise Matuidi n’est d’ailleurs pas le seul Parisien à souligner le travail collectif de son équipe. « Il a marqué un superbe but, mais la semaine dernière (1-0 contre Reims), c’était Kevin (Gameiro), enchaîne Sylvain Armand. Tout le monde arrive à tirer son épingle du jeu. » Mamadou Sakho va dans le même sens.

« Quand on a Ibra dans l’équipe, ça facilite les choses, reconnait le défenseur du PSG. Mais n’oublions pas le travail que font les autres joueurs derrière. Je pense à des mecs comme Blaise (Matuidi), les défenseurs ou même le gardien (Sirigu). » Jean-Michel Larqué, lui, s’interroge sur une dangereuse « Zlatan dépendance ». « Le personnage a un ego surdimensionné, ça fait la joie des Guignols de l'Info mais si, par malheur, le PSG perdait Ibra pour 6-8 semaines, que va devenir le club de la capitale ?, demande Capitaine Larqué. Je ne peux pas répondre à cette question. La dépendance à Zlatan est phénoménale, surdimensionnée. Comme le personnage. »

Aurélien Brossier avec Nicolas Jamain