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Reims-PSG : Serein comme Paris

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Vainqueur à Reims (3-0) grâce à des buts de Lucas, Ménez et Ibrahimovic, sans oublier un Sirigu solide, le PSG signe sa dixième victoire de la saison en L1 et s’envole en tête du classement. En championnat, il y a bien Paris et les autres.

Pour leur faire peur, on leur promettait l’enfer version champenoise. On évoquait ce Reims qui s’est fait une spécialité de faire tomber les gros, avec à son tableau de chasse Lille, Monaco, Lyon et Marseille, soit quatre de ses… cinq victoires de la saison (en Coupe de la Ligue pour l’ASM). On leur rappelait, surtout, ce 2 mars dernier et cette défaite au stade Auguste-Delaune (1-0), leur dernier revers en date toutes compétitions confondues. On tentait de s’imaginer le scénario du suspense, quoi. Mais il faut se rendre à l’évidence, renforcée journée après journée : sereins, les Parisiens évoluent un cran, voire plusieurs, au-dessus de leur niveau de la saison passée, terminée avec le titre. Ce 2 mars, Leonardo avait expliqué le revers à Reims par l’évocation d’un PSG « taillé pour l’Europe, pas pour les petits matches ». Il semble aujourd’hui taillé pour tout. « Il y a un vrai progrès, notamment dans la maitrise collective et l'implication, par rapport au PSG de mars dernier », confirme Hubert Fournier, l'entraîneur rémois.

Dans un match maîtrisé de bout en bout malgré un onze de départ modifié par Laurent Blanc pour reposer certains internationaux (Rabiot, Lucas, Jérémy Ménez et Digne titulaires), Paris a pu compter sur Lucas et Ménez, deux joueurs qui avaient bien besoin d’accumuler de la confiance, mais aussi sa star Zlatan Ibrahimovic, pour offrir au club de la capitale sa troisième victoire de rang (3-0) en championnat, sa dixième en 14 journées. De quoi augmenter son avance en tête du classement, reléguant Lille et Monaco à sept et huit points avant leurs matches ce dimanche, et pousser sa série à 34 matches de suite sans défaite toutes compétitions confondues, à seulement trois longueurs du record du club datant des années 90. Le nombre de succès sur ces 34 rencontres ? 23. Très impressionnant, même dans une L1 où Paris n'a plus vraiment de concurrence. « 34 matchs sans défaites, ça montre quelque chose, estime Ménez. Il faut continuer car nous n’avons encore rien gagné. » Et Sirigu d'appuyer : « Nous sommes en confiance, nous avons une bonne marge mais rien n’est fait ».

Zlatan, passeur et buteur, rejoint Falcao et Cavani

Le club de la capitale peut également se targuer d’un autre record interne : jamais Paris n’avait enchainé 25 matches de suite en L1 en marquant toujours au moins un but. C’est désormais chose faite. Sur son long fleuve tranquille, la vie du PSG sur sol national ne semble pas devoir souffrir du moindre accroc. Et même un penalty, obtenu par Reims en seconde période avec la possibilité de réduire un score déjà à 2-0, ne suffira pas, Krychowiak expédiant le cuir au-dessus de la barre transversale d’un Sirigu royal de bout en bout (68e). Le reste du match ? Une démonstration de force tranquille. Avec comme souvent, le génie de Zlatan Ibrahimovic – qui semble avoir bien digéré son élimination en barrage du Mondial, merci pour lui – pour débloquer la situation.

Sur une passe magistrale du Suédois, une merveille de toucher, Lucas voyait son activité récompensée en expédiant une frappe en lucarne, son troisième but de la saison (1-0, 25e). Rassurant à l’heure où le Brésilien n’a pas été appelé en équipe nationale pour la première fois en deux ans et demi. Ménez, parfois trop nonchalant dans le dernier geste (50e), se chargera de doubler la mise sur une passe parfaite de Verratti (2-0, 60e). Et Zlatan enfoncera le clou en fin de match, profitant d’un dégagement raté pour rejoindre Falcao et Cavani en tête du classement des buteurs avec neuf réalisations (3-0, 91e). Reims aura pourtant eu des occasions. Sans un Sirigu virevoltant, la tête de Mandi (7e), celle d’Oniangue (76e), la frappe de Tacalfred (43e) ou la reprise d’Albaek (65e) auraient pu mériter meilleur sort. Mais une grande équipe, c’est aussi un grand gardien. Et ce PSG est bien une grande équipe. « On ne se sent pas invincible mais si nous sommes capable de rester à ce niveau d’intensité dans les duels et dans la maitrise du jeu, il sera très dur de nous battre », juge Jallet. Le bilan parisien ce mois-ci : trois victoires, un match nul. Vous avez dit crise de novembre ?

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Alexandre Herbinet