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Rémy garde la main

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L’ancien attaquant de l’OGC Nice devrait une nouvelle fois être aligné à la pointe de l’attaque phocéenne dimanche à Montpellier (17h). Pour André-Pierre Gignac, en revanche, la situation se complique…

Au centre d’entraînement Robert Louis-Dreyfus, c’est un rituel de fin de séance. Au point de penalty, Jordan Ayew, Mathieu Valbuena, André-Pierre Gignac, Benoît Cheyrou et Loïc Rémy enchaînent les reprises de volée. Et à ce jeu-là, l’ancien Niçois est loin d’être le plus maladroit. Didier Deschamps qui l’a repositionné dans l’axe à Lens (1-0) puis face à Toulouse (2-2), l’a bien remarqué. Le coach marseillais devrait d’ailleurs lui renouveler sa confiance à la pointe de l’attaque olympienne ce dimanche à Montpellier.

« Athlétiquement et dans tout ce qu’il fait, Loïc est très bien, observe Deschamps. Il est en confiance. Il a marqué et fait marquer (contre Toulouse, ndlr). Compte tenu des difficultés que l’on peut avoir, c’est lui qui me semble le plus apte à évoluer en tant qu’attaquant de pointe. » Et quand Deschamps estime avoir trouvé la bonne formule, difficile de lui faire changer ses plans. Avec Valbuena à droite et Rémy dans l’axe, les chances de voir André-Pierre Gignac débuter à la Mosson semblent réduites. D’autant qu’à gauche, André Ayew est indiscutable.

Rémy : « Si je peux être un killer devant le but… »

L’ancien Toulousain, dans l’œil de cyclone malgré un but face à son ancienne équipe dimanche, devrait une nouvelle fois se contenter d’un rôle de joker, qu’il avait refusé d’endosser, à chaud, avant de calmer publiquement le jeu cette semaine. « Si je vois un joueur qui se contente d’être joker, ça ne me plait pas, commente Deschamps. Et ça ne me dérange pas du tout que ‘Dédé’ puisse dire ça. »

Le coach phocéen tente d’apaiser les esprits. Mais il fait aussi jouer la concurrence. Et celle-ci s’avère impitoyable avec Gignac (6 buts en L1). Avec quatre unités de plus (dont une avec le maillot niçois) alors qu’il a longtemps joué à droite, Loïc Rémy a semble-t-il changé de costume pour devenir le buteur numéro un de l’OM dans l’esprit de son entraîneur. « Je ne me fixe pas ce genre d’objectif, assure l’intéressé. J’écoute beaucoup ce qu’on me dit et j’essaie de l’appliquer le week-end. J’ai encore pas mal de progrès à faire. Mais si je peux être un killer devant le but, je ne vais pas me gêner… » Deschamps n’attend que ça.