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Rémy n’avait pas abdiqué

Loïc Rémy

Loïc Rémy - -

Auteur d'un but injustement refusé par Stéphane Lannoy, Loïc Rémy a su trouver les ressources pour remettre son équipe sur les bons rails. Mais le 11e but en Ligue 1 de l'international s'est finalement révélé insuffisant

Un bon coup de genou. Un petit zeste de poitrine. Et, semble-t-il, un léger soupçon de menton. Voici la recette implacable du but de Loïc Rémy dimanche soir, un but finalement inutile après celui quelques instants plus tard du Lyonnais Cris. Le 11e but de l’ancien Niçois en Ligue 1 n’est certainement pas son plus beau. Ni le plus orthodoxe qu’il ait inscrit dans sa jeune carrière. Mais, à défaut d’offrir les trois points du succès aux Phocéens ou au moins celui du match nul, ce but est venu récompenser un match plein de l’international français.

Car Loïc Rémy, positionné sur le flanc droit de l’attaque olympienne, a fait son match. Accélérations, prises d’intervalles, dribbles et percussions dans des espaces réduits, l’attaquant marseillais a fait étalage de toutes ses qualités, celles qui lui valent ses galons bleus (8 sélections) et qui lui ont valu son transfert sur la Canebière. L’intéressé a aussi ajouté à tout cela une certaine dose de caractère. Il en fallait pour ne pas craquer après s’être vu injustement refusé un but, pour une faute de main inexistante au départ de l’action d’André Ayew. Mais c’est de la poitrine que le Ghanéen s’était emmené le ballon.

On jouait la 11e minute de jeu. L’OM, bien entré dans son « Olympico », aurait pu prendre les commandes de la partie. Et qui sait si Rémy, transfiguré à la différence d’un Gignac remplaçant et toujours aussi empâté, n’aurait pas fait encore plus de misères à la défense lyonnaise. La réalité, c’est que c’est Lyon qui ouvrira le score le premier. Un signe. Celui que les Gones ne lâcheront jamais les rênes de la partie. Tant pis pour l’OM. Et tant pis pour Rémy.

A.D