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Rennes, l’étoffe du prétendant

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Vainqueur de Nice ce dimanche (2-0), le Stade Rennais est désormais le nouveau dauphin du LOSC. Les Bretons sont plus que jamais acteurs dans la course au titre. Et dire que les hommes de Frédéric Antonetti étaient aux bords de la crise au début du mois…

Pour passer de l’enfer au paradis, il n’y a parfois besoin que d’un petit coup de pouce du destin. Un derby salvateur - demandez donc aux Lyonnais – ou de deux victoires d’affilée en championnat. A choisir, c’est cette dernière solution qu’a cochée le Stade Rennais de Frédéric Antonetti. En l’espace de quinze jours, son groupe a terrassé Paris (1-0), puis récidivé devant Nice (2-0). Même si l’issue de la rencontre a été, cette fois, plus incertaine.

« On a eu du mal à trouver les espaces, surtout en première période, raconte Razak Boukari. Mais dès qu'on a mis le premier but, c'était plus facile. » Plus simple, dès lors que les Aiglons niçois se sont retrouvés dans l’obligation de se découvrir pour revenir à la marque suite à l’ouverture du score de Montano (52e). Une audace louable mais sanctionnée par un errements défensif coupable de Coulibaly sur Brahimi (58e). Une faute punie dans la foulée par Boukari sur penalty. « Le résultat y est, la manière aussi. Il fallait confirmer notre belle victoire contre Paris », poursuit le buteur rennais.

Boukari : « On a le niveau »

Humilié à Sochaux le 29 janvier dernier (5-1), puis sorti de la Coupe de la France par Reims trois jours plus tard (3-4, ap), Rennes n’en menait pas large avant de recevoir les ambitieux Parisiens. Mais le succès contre le PSG semble promis à faire des petits. Les Rouge et Noir ont retrouvé une cohérence dans le jeu. Et une assise défensive que même les absences de Kana-Biyik et Mangane, les habituels tauliers en charnière centrale, n’ont presque pas perturbée. Il faut dire que Nicolas Douchez, excellent depuis quelques semaines sur sa ligne, veillait, n’en déplaise à Coulibaly (64e).

De sacrés arguments pour avoir envie de voir plus haut ? « Dans ce championnat, il y a cinq équipes au-dessus, lâche Antonetti. Si l'une d'entre elle se rate, il faut qu'on prenne sa place. Ce qui est encourageant, c'est qu'on a maintenant, cinq points d'avance sur le cinquième. On a donc un ou deux jokers. » Le Top 5, seulement ? Boukari : « On a la place pour terminer dans les trois premiers, on a montré contre Paris qu'on avait le niveau.» Rennes est deuxième de Ligue 1 à l’issue de cette 23e journée. Preuve que le statut de prétendant au titre n’effraie vraiment pas les Rennais.

A.D avec D.P à Nice