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Rennes, un mal-aimé qui carbure

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Vainqueur à Toulouse dimanche soir (1-2), le Stade Rennais revient à deux points seulement de Lille. Très efficaces à défaut d’être spectaculaires, les Bretons ont signé leur troisième victoire consécutive.

Il y a les spectaculaires et les pragmatiques. Lille, Lyon et Paris appartiennent à la première catégorie. Du moins par intermittence. Marseille et Rennes à la seconde. Mais si, parmi les cinq premiers de Ligue 1, les Rennais ne sont pas les plus susceptibles de faire se lever les foules, ce sont pourtant bien eux les dauphins du LOSC au classement. Grâce à leur hold-up à Toulouse dimanche soir (1-2), les joueurs de Frédéric Antonetti reviennent même à deux petits points du leader. Ils pourraient le doubler la semaine prochaine en cas de victoire à domicile contre Lens et si les Nordistes tombaient à domicile contre Lyon.

« C’est vrai que c’est un hold-up », reconnait Yann M’Vila, premier buteur de la rencontre (45e) grâce à une erreur du jeune gardien toulousain Marc Vidal (19 ans). Après l’égalisation du Téfécé, un but contre-son-camp de Kévin Théophile-Catherine (61e), Victor Hugo a offert la victoire au Rennais sur penalty à la 88e minute. Un troisième succès consécutif après ceux obtenus contre Paris (1-0) et Nice (2-0). « Si on en est là, c’est qu’il y a des raisons, se défend le milieu de terrain international. On a pratiqué un beau football sur certains matchs. On a mis en difficulté de grosses équipes. Je pense que c’est mérité. »

Mérité au regard de leur solidité défensive qui, avec seulement 0,75 but encaissé par match, est la meilleure de Ligue 1. Mais moins du point du vue offensif. Rennes, onzième attaque du championnat, souffre dans la construction et la fluidité. En l’absence de Yacine Brahimi, qui a rejoint à son tour l’infirmerie, les Rennais n’ont pas fait d’étincelles au Stadium. Ce n’est pas la première fois. Leur efficacité vient au secours de leur déficit créatif. Dans un mois, le club breton sera allé à Montpellier (5 mars), à Lyon (19 mars) et aura reçu Marseille (11 mars). Sa place sur le podium, voire mieux, ne sera alors pas usurpée.

Laurent Picat