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Retour sur la J2 de Ligue 1…

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Après le nul-1-1 entre Paris et Ajaccio, Daniel Riolo revient sur tous les gros matches de cette seconde journée de Ligue1.

On pouvait sentir avant même le début de cette L1 qu’un Top 5 se détachait. Mais on pouvait douter du fait qu’il se démarque aussi vite et aussi nettement. Et la première surprise, c’est peut-être de voir Monaco aussi rapidement prêt collectivement. Equipe de stars ? Pas vraiment. Les joueurs qui font la différence sont Rivière et Carrasco. Pour Rivière, c’est même assez improbable. Et Obbadi, c’est une star ? Face à Montpellier, j’envisageais une partie plus compliquée. Jean Fernandez à l’aide d’une tactique « anti-gros » me semblait en mesure de tenir tête, mais son équipe a explosé. Dans l’ambiance feutrée de Louis II, Monaco, a comme à Bordeaux, montré cette ambition dans le jeu, cette volonté de jouer haut, de s’imposer.

Le train ASM va vite, mais celui des concurrents aussi

Vendredi l’OL emmené par son duo de choc du début de saison, Gourcuff/Grenier a remporté un succès convaincant. Lacazette en 9 est définitivement plus à l’aise. Rivière, Lacazette, les attaquants qui brillent en ce mois d’Août ne sont pas ceux qu’on attendait. Lyon refait le coup de la saison dernière car n’oublions pas qu’un peu avant la trêve il comptait à un moment cinq points d’avance sur le PSG. Son jeu était loué par tous les observateurs.

En matière de jeu, après le match de Guingamp, certains ont vu l’OM transformé. Au Vélodrome pour sa première dans ce stade qui enfin ressemble à un stade de foot, on a revu l’OM de la saison dernière. Très efficace, appliqué et finalement peu brillant. Gignac et Payet ont marqué au terme de très beaux gestes, mais aussi des deux seules vraies occasions du match. Le coach d’Evian a vu que son équipe avait perturbé l’OM. Ce n’est pas faux, mais ses attaquants ont manqué de tranchant. Cet OM est peu rassurant en défense, mais encore faut-il lui rentrer vraiment dedans, ce que n’a pas su faire Evian.

L’autre équipe à suivre le train grande vitesse de ce début de saison, c’est Saint-Etienne. Une équipe qui ressemble à Marseille, à celui de l’an dernier. Petite victoire, mais pas mal de confiance et d’assurance se dégagent de ce club. Un mot de Rennes dont on suit l’évolution et la révolution annoncée. Montanier peut tout changer, les entraînements, la mentalité par rapport au jeu, mais comment mener le projet à bien sans les joueurs adéquats ? La défense fout les jetons et devant c’est loin d’être talentueux.

L’ASM, l’OL, l’OM et Sainté avancent, restait à voir le PSG. Déjà en retard, Paris pouvait au mieux se caler à deux points derrière le quatuor du moment. On annonçait un feu d’artifice, ce fut une première période médiocre. Pire, Ajaccio a même profité de sa seule approche du but parisien pour marquer. Certes le PSG s’est crée des occasions, mais juste de quoi alimenter les stats. Dans le jeu, on n’a vu aucun mouvement, pas de vitesse. Pastore a perdu beaucoup de ballons, mais c’est uniquement quand il prend les choses en mains que le jeu du PSG ressemble à quelque chose. Il est le seul en effet à être capable offensivement d’organiser, de créer. Face à ces carences, Ajaccio a défendu très bas et sans être héroïque a tranquillement attendu que les Parisiens viennent buter contre le mur. Un match classique au Parc. Un scenario vu mille fois. En seconde période, c’est un peu mieux, mais Paris ne trouve pas d’espace, pas de profondeur. Avoir plus de 75% de possession, tirer autant au but pour rien, aucun doute, le PSG est loin d’être au point. Ça se termine de façon assez surréaliste avec un nombre dingue d’occasions qui ne débouchent sur rien. A force d’insister, Paris revient. Cavani inscrit un but sublime, mais ne gagne pas. Allez, la fin de match mérite qu’on mette le résultat de côté. Ce qui se passe, les occasions, les arrêts d’Ochoa, la folie ambiante, font de cette partie le premier bon moment de ce début de saison. Le PSG n’est encore dans le fameux top 5. Il se cherche à quatre points derrière…

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Daniel Riolo