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Riolo : « Blanc est le futur d’aujourd’hui… »

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Retour sur la situation de Laurent Blanc au PSG, après l’élimination par Chelsea en quarts de finale de la Ligue des champions et la défaite à Lyon en Ligue 1.

« Blanc a toute ma confiance »… « Blanc est le futur du PSG »… Les choses sont donc claires. Le silence qui régnait depuis la défaite à Chelsea était pesant. Plus lourd encore après la nouvelle défaite à Lyon… Même un joueur s’est exprimé pour soutenir son coach. Verratti, en sortie promo, a effectivement glissé un mot doux.

Un trop long silence ? Même si depuis une semaine, tout a été dit autour de la défaite à Londres, depuis quand un président doit être pressé d’intervenir pour soutenir son coach alors que la saison n’est pas encore terminée ?

Le cas du PSG est toutefois un peu particulier. D’abord il y a la position de Blanc, ce contrat original, 1+1. Pas de quoi signifier une confiance absolue. Un début d'histoire bancale. Blanc était un 5e ou 6e choix, on ne sait plus, peu importe.

J’ai déjà tout dit autour de l’idée de l’adéquation entre l’effectif et l’entraîneur. En quelques mots, ce groupe devait être dirigé par une pointure du banc. Sans cela, au premier accroc et même après une belle saison et des beaux matches, tous les yeux se tourneraient vers le banc pour trouver LE responsable. C’est pas moi qui le dit, c’est le foot et la dureté des rapports humains qui règnent dans les milieux à très fortes exigences.

A quelques jours de la finale de la Coupe de la Ligue, la direction du club a opté pour l’intervention. Le bruit devenait trop fort. Toujours proche du président parisien, l’ex-directeur sportif, Leonardo, s’est exprimé en premier : « Blanc est le futur ». Nasser Al-Khelaïfi a suivi pour aller dans le même sens. Soutenir Blanc et mettre les joueurs face à leurs responsabilités. Ne pas ouvrir la porte à une contestation qui, même sourde, aurait pu faire de gros dégâts. On comprend l’objectif.

Blanc avait besoin de ce soutien d’en haut. Mais il a aussi besoin d’une réponse du terrain. Ses joueurs doivent, en effet, gagner samedi, pour que tout rentre dans l’ordre et qu’il se sente également désiré par son équipe. C’est finalement le plus important.

Les questions foot, tactiques, l’évolution du jeu, tout sera alors repoussé à la saison prochaine.

A moins d’une défaite contre Lyon ? A moins que Blanc ne trouve pas d’accord pour la prolongation de son contrat ? Il paraît que ses exigences sont jugées exagérées.

Donc on récapitule : Blanc est le coach du PSG. Sa position a été renforcée. C’est LA vérité du jour ! Pas forcément celle de demain…

Daniel Riolo