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Riolo : « L’OM est tout seul... »

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Retour sur la J3 de Ligue 1...

Trois journées seulement. Trois matches et c’est déjà terminé. Enfin terminé, on va plutôt dire que tout rentre dans l’ordre des choses. On s’est donc globalement fait chier ce week-end.

Le Monaco-TFC avait donné le ton. Match à huis clos, l’ASM essaye de jouer. Mais c’est peu inspiré. Falcao et d’autres sont surpris. Et oui, ils doivent se faire à cette L1. Le TFC est là pour défendre et éventuellement braquer l’adversaire. Une poignée d’occasions en première période puis plus rien.

Pas grand-chose de plus à Valenciennes. L’OM est aussi « fort » que la saison dernière. Pas brillant, mais vainqueur. VA rate deux, trois énormes opportunités. Et Marseille s’impose au final 1-0. La recette de l’année dernière fonctionne toujours. Gignac est mauvais tout le match (mauvais choix, technique lourde) mais il marque. Face à lui, le jeune Kenny Lala, pas un vrai titulaire, fait un bon match. Mais sur la fin, il lâche le marquage une fois et Gignac marque le but décisif ! Voilà à quoi peut parfois tenir l’analyse d’une rencontre. Troisième but pour l’avant-centre de l’OM et on le réclame en EDF ! Si les Bleus doivent s’en remettre à ce joueur, alors c’est vraiment que le foot français est en péril. Reste qu’à l’image de son équipe, il dégage beaucoup d’assurance. Une force mentale, déjà atout primordial la saison dernière. Une force qui surpasse les carences. Sur ces trois premiers matches, c’est derrière que je trouve l’OM friable. Personne n’en a profité, mais Marseille concède pas mal d’occasions.

Trois matches donc, seulement, et on a déjà tout dit sur l’OL. Du sommet au caniveau en peu de jours. Les jeunes étaient beaux et frais, ils sont devenus laids et déjà usés. Si Grenier ne rate pas son péno, l’analyse est différente ? Face à cette démesure, je vais me défiler et attendre la fin du mercato pour parler de l’OL. En attendant, j’ai le droit de trouver que l’OL joue mieux que l’OM ? La différence entre les deux clubs se situe d’abord dans la structure. Et si Marseille est « tenu », si l’institution apparaît confiante et sûre de son fait, à Lyon, ça semble instable et préjudiciable aux joueurs.

Comme Lyon, Sainté a passé une sale semaine. Deux matches, deux défaites et surtout un jeu en berne. Ce LOSC-Sainté à l’heure de la sieste fut une purge terrible. Le genre de matches de L1 devant lesquels on se dit, pourvu que personne à l’étranger ne regarde parce que ça serait affreux pour l’image de notre championnat. C’était faible partout, techniquement surtout. Quant à l’ambition générale, là aussi ce fut désolant.

Restait donc le match du PSG. Et qu’on le veuille ou non, ça reste le match de L1 le plus intéressant. Paris doit gagner absolument et l’adversaire joue le match de sa saison. Ça met une intensité différente. Comme souvent, ça joue à cinq derrière contre Paris. Un PSG qui arrive à Nantes avec du changement. Jallet et Lucas sont écartés. Le système change aussi. C’est un 433 modulable en 4231. Mais peu importe, le PSG occupe bien le terrain et débute avec des intentions offensives. Bon pressing, du mouvement, Paris bouge bien et offre une prestation de qualité. Ibra pèche trop dans la finition, mais c’est lui qui offre une passe lumineuse à Cavani pour le 1-0. Doucement, Nantes lâche sa défense à cinq et en jouant, enfin, se crée des occasions sur la fin de la première période.

Pendant un long moment, Nantes est supérieur au PSG. Ça lui permet d’égaliser. Voilà donc une formation sans vedette, venue de L2 qui dans un stade plein et enthousiaste domine le « grand » PSG. Quand on sort d’un week-end de L1 bourré d’ennui, ça pose des questions non ? Il faut jouer contre Paris pour se motiver ? Pour se battre, être déterminé ? Notre L1 n’est peut-être pas si mauvaise alors. Il faudrait juste que les joueurs soient plus souvent professionnels. Si je suis supporter de Nantes, est-ce que je suis en droit d’attendre de mon équipe qu’elle affiche cet état d’esprit chaque semaine ? Qu’elle soit à la hauteur de ce qu’elle peut faire ?

Etre à la hauteur, c’est, au fond, est le problème actuel du PSG. Une demi-heure de qualité et plus rien. Tout tourne autour d’un Ibra lourd et peu inspiré. Mais c’est lui, encore, qui est à l’origine du 2e but. Le PSG s’en sort malgré beaucoup d’insuffisances…

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Daniel Riolo