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Riolo : « Le PSG pas encore patron »

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Le nul de Monaco à Paris, la déception marseillaise, le retour lyonnais…Retour sur la 6e journée de L1 avec Daniel Riolo.

Ça fait du bien une belle journée de championnat. Des buts, du jeu, de l’engagement. Mis à part le Bastia-OM qui mérite à peine d’être mentionné, la 6e journée fut donc très agréable. De quoi être optimiste et attendre le choc PSG-Monaco avec impatience. Pas de surprise niveau compo. Le PSG continue en 4-3-3, avec Motta, Matuidi et Verratti. L’ASM vient avec son 4-4-2. Ranieri ne change rien et laisse James Rodriguez encore une fois sur le banc.

Les premières minutes indiquent vite qu’on va voir un bon match. Monaco, comme d’habitude, n’est pas là pour attendre, pour défendre. Le rythme est bon, ça joue vite. Paris penche à gauche. C’est de là que vient très vite le premier but. Le PSG affiche une forme pas encore montrée cette saison. La sortie de Thiago Silva va chambouler la défense. Camara-Marquinhos, ça fait moins peur. Forcément le changement conduit d’abord au flottement. Et quand en face, vous avez Moutinho et Falcao, flotter, c’est couler. La star colombienne égalise. Un sublime but de 9. Le match est équilibré et c’est à mettre au crédit de l’ASM.

Rarement, jamais peut-être, au Parc, le PSG a eu un tel adversaire. Il a perdu, oui, mais dans des matches à tendance surréaliste, des pièges. Là, incontestablement, on voit que Monaco est une vraie belle équipe. Juste avant la pause, le PSG rate une énorme occasion de 2-1. Ibra fait 2 mauvais choix sur ce coup. Une action qui permet de constater aussi que l’entente entre Ibra et Cavani n’est pas idéale. La fin de la première période et le début de la seconde confortent dans l’idée que le PSG est au-dessus. Le milieu a doucement pris l’ascendant. Monaco est surtout dans la réaction. Mais le problème pour Paris, c’est de ne pas profiter de ses moments forts.

Preuve que l’ASM ne veut pas forcément se contenter d’un point, Ranieri lance James à la place de Kondogbia. Avec Lucas à la place de Lavezzi, le PSG perd un peu en qualité. Il y a toujours une volonté de trop en faire chez le Brésilien. Blanc veut gagner le match en changeant de système. Verratti sort (il a été excellent). Avec Menez, c’est désormais un 4-4-2. Sur cette seconde période, Monaco a très peu existé, sans toutefois être totalement débordé. Toujours en vie. Et avec les joueurs qu’il y a dans cette équipe, ça veut dire faire planer un doute, même léger. Menez et Lucas, les « entrants » parisiens n’ont rien apporté. Le PSG a même été moins fort avec eux. Supérieur, le PSG a néanmoins concédé le nul. Et au terme de ce beau match, on peut être convaincu que ces deux équipes sont bien les plus fortes de notre championnat.

Plus tôt dans le week-end, on avait vu Saint-Etienne passer au travers de sa seconde période face au TFC. Une sorte de double visage qui a finalement coûté cher aux Verts. Le problème reste le manque d’un 9 capable de vraiment peser. S’il marque des buts, c’est encore mieux évidemment. Erding a déçu et Hamouma, en forme en ce moment, ne va pas tout faire. En parlant d’attaquant, j’ai de nouveau vu un bon Braithwaite. Ce n’est peut-être pas le genre à coller une valise de buts, mais il est utile, toujours dans le sens du jeu.

La question du 9, ça va devenir un vrai souci pour l’OM. Dans un match sans intérêt, au niveau technique souvent affligeant, l’absence d’une pointe d’un niveau même moyen est apparue très nette. Marseille a beaucoup recruté, mais reste faible dans ce secteur. Marseille qui ne gagne plus, Sainté qui perd un match qu’il devait gagner, l’impression que c’est ouvert derrière les deux gros nantis de la L1 perdure.

L’OL donné mort après avoir été donné fort a largement battu Nantes. Après un début de match raté, qui a pu faire penser qu’une nouvelle contre-performance se profilait, Grenier a remis de l’ordre. Le patron, c’est lui et c’est par lui, grâce à lui que Lyon brillera ou non. Autour de lui, le retour de Gomis sera forcément un atout capital. Si tout le monde se met au niveau, il faudra certainement arrêter d’enterrer et déterrer l’OL sans arrêt.

Pour l’instant, peut-on vraiment être sûr de qui sera ou non dans le top 5 ? Lille et Rennes ont un nombre de points non négligeable. Le retour de notre fameuse homogénéité ? Peut-être pas, mais je crois qu’il est urgent d’attendre avant d’envisager des hiérarchies. Le bon vouloir des joueurs reste la valeur phare en L1, bien avant le « technico-tactique ». Parfois la L1, ça va au-delà du « tout va très vite dans le foot ». C’est devenu, « tout va très vite dans un match »… On a vu ça à Geoffroy-Guichard, mais aussi à Lorient. Bordeaux au fond du trou s’est bougé puis a sombré. Et une nouvelle fois, on a vu un match enlevé à Lorient.

Le dernier mot pour Nice et son nouveau stade. Je ne vais pas dire que c’est plus beau que le Ray, ça pourrait être mal vécu. En tout cas, dans son stade tout beau, Nice a régalé. L’OGCN, vous vous souvenez, c’était bien la saison dernière non ? Eux aussi, on les a enterrés et il va peut-être falloir ressortir la pelle. Homogénéité, c’est ça ? En tout cas, à la fin de cette J6, c’est fou comme tout le monde à l’air beau et fort…

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Daniel Riolo