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Rivère : « On a un problème à Nice »

Jean-Pierre Rivère

Jean-Pierre Rivère - AFP

Invité ce vendredi de Larqué Foot, Jean-Pierre Rivère est revenu sur la sanction infligée par la commission de discipline à la tribune Sud de l’Allianz Riviera. Le président niçois en a profité pour pointer certains dysfonctionnements au sein de l’enceinte.

Jean-Pierre Rivère, comment avez-vous accueilli la sanction infligée par la commission de discipline de la Ligue (fermeture de la tribune Sud) ?

Je pense qu’on a été écouté par la commission, dans notre état d’esprit, dans notre volonté. La sanction aurait pu être beaucoup plus lourde.

Mais l’instruction n’est pas terminée.

L’instruction sera connue le 13 novembre. La commission va étudier l’ensemble du dossier. On connait les raisons pour lesquelles ces incidents se sont produits. C’est une succession de faits qui ont allumé des étincelles et provoqué cet envahissement de terrain, qui est pour moi inacceptable. On a un public formidable. On a une populaire Sud dont on parle beaucoup mais qui nous soutient jusqu’à la dernière seconde. Malheureusement, on a eu quelques personnes qui ont réagi à la provocation de ce joueur bastiais (Jean-Louis Leca, ndlr) et malheureusement, cette populaire va être affectée. Mais en tant que club, on est obligé d’assumer ce genre de situation.

Vous avez porté plainte contre les quatre personnes qui ont été interpellées par les forces de l’ordre ?

Oui. On n’a pas vu les quatre mais on a aussi vu certains représentants dont un interpellé, qui nous a dit : « Je suis désolé, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête. Je n’aurai jamais dû entrer sur la pelouse ». On ne peut pas faire autrement. Ce n’est pas une agression envers les supporters. Il y a des règles. La pelouse en fait partie. Ce sont pour les joueurs et pour les arbitres.

Après avoir fait beaucoup de prévention, ne croyez-vous pas qu’il serait temps qu’on passe à la répression ?

On a un stade qui est magnifique, dont on est très fier. Mais c’est un stade qui a été construit avec des normes UEFA très strictes. Mais au moment de la livraison de ce stade, on s’est permis de signaler des points qui nous semblaient très délicats. Il y en avait trois : premièrement, la tribune visiteuse. On a dit « attention, on passe d’une tribune à l’autre sans difficultés ». On ne nous a pas écoutés sur cette tribune et on a vu les événements de Saint-Etienne, où les Stéphanois sont passés d’une tribune à l’autre (lors de la saison dernière, ndlr). Deuxièmement, on a dit « attention, on a un terrain qui est splendide mais un enfant de dix ans peut franchir le petit muret ». On en a parlé avec nos supporters qui n’étaient pas contre un système anti-pénétration. On ne nous a pas écoutés. Il s’est passé Nice-Bastia. Enfin, et Monsieur le Maire (Christian Estrosi, ndlr) est à mes côtés dans ce combat auprès de l’exploitant, les sièges qui cassent comme du verre. Un jour, sans bousculade, on peut avoir un drame. La prévention est très importante. Quant à la répression ? Je ne change pas mon discours : quelqu’un qui est pris en délit de violence n’a rien à faire dans un stade. On a un problème à Nice et je m’en suis ouvert depuis de longues semaines auprès des instances. On ne peut pas diriger les caméras. On n’a pas la propriété des images. On peut venir les regarder une fois de temps en temps. Nous, ce qu’on demande, c’est d’avoir les images. Parce qu’elles sont importantes et qu’on peut les travailler.

la rédaction