RMC Sport

S.Diawara : « Pujol ou Falcao, pas de différence pour moi »

Souleymane Diawaraa

Souleymane Diawaraa - -

EXCLU RMC SPORT. L’OM reçoit Monaco ce dimanche (21h), pour le choc au sommet de la 4e journée de Ligue 1. Souleymane Diawara, le défenseur central marseillais, aura la lourde tâche de museler Falcao… Et ce n’est pas pour lui déplaire.

Souleymane Diawara, vous avez retrouvé une place de titulaire à l'OM. Comment vous sentez-vous en ce début de saison ?

J’ai retrouvé ma passion, ce que j’aime faire le plus,c'est-à-dire jouer. Je suis très content. J’ai dû beaucoup travailler après avoir subi une grosse opération (du ligament croisé du genou, en avril 2012, ndlr). Je pensais que ça allait être plus simple. Maintenant je me sens bien, j’ai beaucoup travaillé pendant les vacances, pendant la préparation, et ça se ressent dans les matches. J’ai dû en faire peu plus que d’habitude vu que je n’ai pas beaucoup jouer la saison dernière. Il fallait combler ce manque, et pour l’instant ça se passe bien.

Avez-vous souffert de ce statut de remplaçant qui était nouveau pour vous à Marseille ?

Le mot est fort. Quand tu es remplaçant, intérieurement, tu es un peu dégoûté, mais pas au point de souffrir. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même parce que j’ai voulu reprendre trop tôt. J’avais mal, j’ai serré les dents, et quand tu joues sur une jambe, tu ne peux pas être performant à 100%. Le coach a logiquement mis Lucas Mendes à ma place, il a fait des excellents matches et on a fait une très bonne saison. Dans ces cas-là, tu ne peux ni en vouloir au coach, ni en vouloir à ton remplaçant, tu ne peux t’en prendre qu’à toi et te dire qu’il faut travailler plus parce que tu n’auras plus le droit à l’erreur.

Est-ce qu'en jouant ce match face à Monaco, vous avez le titre dans un coin de la tête ?

Il est beaucoup trop tôt pour parler de titre, même si tu bats Monaco. L’ASM est en rodage, ils ont beaucoup de nouveaux joueurs, donc il est trop tôt pour juger. Le titre, tu ne peux pas l’exclure lorsque tu joues dans un club comme l’OM, ni même te permettre de dire que tu ne le joues pas et que tu vas le laisser au PSG ou à Monaco. Nous sommes là, nous allons essayer de prendre le plus de points possibles. Et si après, nous avons la chance d’aller gagner le titre, nous ne nous gênerons pas.

Vous allez devoir prendre Falcao au marquage. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Nous avons la chance d’avoir les meilleurs attaquants du monde dans notre championnat. Je suis très heureux de pouvoir affronter des joueurs de classe mondiale comme ça. Mais que je joue contre un joueur moins médiatique ou une star, je me concentre de la même manière. Je ne sous-estime personne, je respecte tous les attaquants. La semaine dernière, on me chambrait en disant que j'aillais jouer contre Pujol (Valenciennes, ndlr), puis après contre Falcao. Pour moi, il n’y a pas de différence. Je ferai tout ce que je peux pour que l’on ne prenne pas de but, tout simplement.

De l'autre côté, il y aura aussi Eric Abidal. Comment jugez-vous son retour ?

Abidal, c’est un monstre. Il faut le reconnaître. Ce qu’il fait depuis le début de la saison après ce qu’il a subi (une greffe du foie)… Il faut lui dire chapeau. Ça prouve que si tu as vraiment envie de revenir, tu reviens. Pareil pour moi, à mon niveau bien sûr, lorsque je me suis blessé au ligament croisé à 34 ans. Je savais que j’allais revenir. Je pense qu’Abidal savait qu’il allait revenir, peut-être même plus fort qu’avant. C’est toujours un plaisir de rencontrer de très grands défenseurs. Maintenant s’il pouvait nous laisser marquer deux, trois buts… (Sourire).

A lire aussi :

- Valenciennes-Marseille : L’OM reçu trois sur trois

- Falcao, « le meilleur » pour Fernandez

- Abidal : « Je m’éclate sur le terrain »

dossier :

Radamel Falcao

Propos recueillis par Florent Germain