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Sablé, de la Ligue 1 au Pôle emploi

Julien Sablé

Julien Sablé - -

De nombreux joueurs n’ont pas trouvé de clubs durant le mercato d’été et se retrouvent actuellement au chômage. Invité de Luis Attaque ce mardi, Julien Sablé, non prolongé à Nice, tente de remonter la pente pour trouver un nouveau port d’attache.

Ce sont les laissés pour compte du marché des transferts. A l’issue du mercato estival, 122 joueurs professionnels sans club ont été recensés par l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). Un marché atone et la crise, qui n’a pas épargné le football français, ont laissé sur la touche de nombreux joueurs dont certains jouissent d’une belle renommée en France à l’instar de Jérémy Berthod, Edouard Cissé, Stéphane Dalmat, Anthony Deroin, Yves Deroff, Nicolas Gillet, Ireneusz Jelen, Grégory Paisley, Jérôme Leroy ou encore Julien Sablé. Invité de Luis Attaque sur RMC ce mardi, ce dernier, en fin de contrat avec Nice, raconte comment il s’est éloigné des projecteurs des stades de Ligue 1.

« Je voulais finir ma carrière à Nice dans un premier temps. Mais quand Claude Puel (entraineur de Nice) est arrivé, il n’a pas reconduit tous les joueurs en fin de contrat. Ça a été une grosse claque. On a connu un mercato très long et de merde, regrette-t-il. Mis à part Paris qui a fait son marché, les clubs voulaient vendre avant d’acheter. Il y a eu l’Euro, les JO et la crise financière. On est touché de plein fouet. » Malgré ses 273 matches en L1 (422 avec la L2), le milieu de terrain de 32 ans, formé à Saint-Etienne et passé par Lens, n’a reçu « aucune offre concrète ». Il a bien contacté Elie Baup, son ami, nouvel entraîneur de Marseille. Mais rien de plus. Et pas question de rejoindre une destination « exotique » sans garantie d’être payé.

Encore une chance d’être recruté en joker

Alors, pour ne pas s’éloigner davantage du terrain, le natif de Marseille s’entretient à Camp 8, le centre de rééducation de Ludovic Giuly basé à Saint-Raphaël. « Je suis encadré par Gilles Marambaud, un préparateur physique et l’ancien docteur de Monaco. J’y suis depuis le 25 juin. J’ai pris un abonnement, explique-t-il. Je m’entraine deux fois par jour, le matin sur le terrain, l’après-midi en musculation. Il y a aussi un soutien psychologique parce que ce ne sont pas des moments faciles. »

Le témoignage de l’ancien capitaine des Verts rappelle une autre réalité du football, aux antipodes des arrivées fastueuses de Zlatan Ibrahimovic et de Thiago Silva ou PSG. Mais Julien Sablé et ses partenaires d’infortune peuvent garder espoir. Les clubs professionnels ont en effet le droit de recruter un joker jusqu’au 31 janvier 2013. Après cette période, il sera trop tard. Et l’espoir de retrouver une équipe s’amenuisera.

Nicolas Couet avec RMC Sport