RMC Sport

Saint-Etienne: Puel fustige les pelouses et l’arbitrage en Ligue 1

Claude Puel a accordé une interview à France Football dans laquelle il cible les maux dont souffre la Ligue 1 entre faible qualité technique ou impossibilité de construire sur la durée. Il fustige aussi la piètre qualité des pelouses et l’arbitrage haché.

Claude Puel s’est posé comme un témoin de son époque, plus que comme l’entraîneur de Saint-Etienne dans une interview accordée à France Football, ce mardi. Le technicien a pointé du doigt les nombreux problèmes dont souffre la Ligue 1 qu’il qualifie de "laboratoire, un centre de formation pour les quatre Championnats qui se situent au-dessus du nôtre, l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie". 

Manque de qualité technique, instabilité...

Il pointe du doigt le manque de qualité technique chez les joueurs en raison de systèmes de formation trop orientés sur le physiques du jour, l’instabilité dans les clubs et l’incapacité à construire en raison des départs précoces des jeunes à l’étranger. Mais ce ne sont pas les seuls responsables à la piètre qualité du spectacle. Il critique deux autres aspects du jeu: la qualité des pelouses et l’arbitrage.

"Des surfaces indignes!"

"Si les matches sont aussi intenses en Premier League, c’est d’abord parce que les entraînements sont très courts, très rythmés, avec un investissement total et une concentration de chaque instant de la part des joueurs. Tout le monde est “focus”, hyper professionnel et il n’y a jamais aucun laisser-aller, aucun problème de motivation. 

"Mais ce n’est pas le seul frein, poursuit-il. Il y a là-bas une qualité de terrain magnifique, même en Troisième Division, et pourtant, il pleut tous les jours, il fait froid l’hiver et on joue tous les trois jours. Nous, on voudrait vendre la L1 et augmenter les droits, mais on n’exige même pas des pelouses parfaites, susceptibles de favoriser le spectacle ! Depuis mon arrivée à Saint-Étienne, on a joué au moins sur cinq ou six surfaces indignes de la Première Division!" 

"Les matches sont constamment hachés pour un oui ou pour un non"

"Et puis, il y a l’arbitrage. En Angleterre, on déteste les tricheurs et les simulateurs, donc ça joue davantage. Ici, les matches sont constamment hachés pour un oui ou pour un non. Ça devient vraiment pénible. Et je ne parle même pas du VAR, où il faut quatre minutes pour savoir s’il y a but ou pas, hors-jeu ou pas... Comment voulez-vous proposer la même intensité, le même rythme?"

NC