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Stambouli : « L’exemple à suivre, c’est le Barça »

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Revenu à Marseille en mai dernier alors que la Réserve marseillaise descendait en Division d’Honneur, le directeur du centre de formation olympienne explique pourquoi et comment le visage de l’OM va changer dans les années à venir. Place aux jeunes !

Henri Stambouli, la réserve de l’OM est descendue en Division d’Honneur la saison passée. C’est une humiliation plutôt difficile à digérer pour un champion de France…

Oui, mais on s’est dit qu’il fallait remonter tout de suite. Il fallait se remettre dans le bon sens. C’est pour cette raison que je suis revenu à Marseille au mois de mai. Il y a eu beaucoup de dysfonctionnements au sein du club. Il nous fallait lui redonner une unité. Il y avait une scission entre le monde professionnel et le monde amateur. Le centre de formation, qui se situe entre les deux, en a beaucoup souffert. On a remis les choses à leur place.

Cette saison, la réserve est leader de son groupe. L’OM a aussi inauguré un nouveau centre de formation…

C’est la preuve que ce club se tourne vers la formation. On n’investit pas 4M€ dans un bâtiment juste pour se mettre aux normes de la FFF. Il y a une réelle volonté de former des jeunes et surtout de les utiliser. C’était un désir de Robert Louis-Dreyfus qui voulait investir dans ce domaine. Aujourd’hui, le meilleur moyen d’être performant, c’est de former des joueurs. Les budgets ne sont plus les mêmes. La crise financière touche tous les clubs.

Le fossé entre l’équipe Pro et la Réserve est énorme. Ce n’est pas évident pour Didier Deschamps…

C’est vrai mais il joue le jeu. Ce n’est pas facile de dire à un joueur : « Tu vas jouer dimanche après-midi avec la réserve en Division d’Honneur. » Pour combler cet écart, l’objectif est d’avoir des partenaires, je pense notamment à Istres, pour augmenter le nombre de prêts et créer des passerelles techniques plus importantes. C’est ce que nous essayons de mettre en place.

« On sera opérationnel d’ici deux ou trois ans »

On a l’impression qu’André Ayew, issu du centre, est l’arbre qui cache la forêt…

Mais il y en a d’autres qui arrivent ! Je ne citerai pas de noms. Ce sont de jeunes joueurs, des gamins de 16-17 ans. Il est trop tôt pour que Didier Deschamps puisse s’appuyer sur eux. On sera opérationnel d’ici deux ou trois ans.

Vous êtes-vous appuyé sur d’autres clubs ?

L’exemple à suivre, c’est Barcelone. Pour sa philosophie qui est ancrée dans le club, mais aussi pour son système de filiales qui lui permet de faire jouer des jeunes en Deuxième ou Troisième Division. Cette étape intermédiaire se fait facilement. En termes de résultat, c’est la même chose. Le Barça doit être champion tous les ans. Le degré d’exigence est terrible pour l’entraîneur de l’équipe 1, mais il sait qu’il peut s’appuyer sur ses jeunes car la période de maturation a été bien faite. Ce modèle nous intéresse.