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Temps menaçant sur Lyon

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L’OL joue gros ce dimanche. Une non-qualification pour la prochaine Ligue des champions aurait de lourdes conséquences. Une victoire est nécessaire pour apaiser les tensions. Au moins jusqu’à la fin du championnat.

L’Olympique Lyonnais a préparé la venue de Marseille comme s’il s’agissait d’une finale de Coupe. Depuis la déroute survenue à Toulouse (2-0), les réunions se sont succédé. Celle de lundi fut particulièrement animée entre Claude Puel et ses joueurs ; l’entraîneur lyonnais les a en effet particulièrement tancés. Aucun joueur n’a répliqué. Le lendemain, il a rencontré ses dirigeants. Rien n’a filtré de cet entretien. Reste à savoir si tout cela va permettre de l’OL de se relancer dans l’optique d’une place en Ligue des champions la saison prochaine, vitale pour l’OL. Pour Bafetimbi Gomis, cela ne fait aucun doute. « Je peux vous promettre que vous allez voir contre l’OM un Olympique Lyonnais généreux, qui va aller de l’avant et se battre. On verra autre chose. Il y a eu une prise de conscience. On a été touché par certains événements dont le malaise de notre président (dans le vestiaire après le match à Toulouse, ndlr) qui nous a protégés toute l’année. »

Un train de vie réduit en fin de saison

Même s’il a reconnu que le message de Claude Puel ne passait plus, Jean-Michel Aulas est encore monté au créneau pour défendre son coach. Des rumeurs véhiculées en début de semaine faisaient état d’un limogeage avant même la fin du championnat. Aulas y a coupé court. Mais les murmures persistent. En interne, le cas du technicien divise énormément. L’ancien lillois ne fait plus l’unanimité. Certains ne comprennent pas d’ailleurs le soutien si souvent adressé par Aulas à Puel. En fait, le président lyonnais ne veut pas remettre en cause un homme qu’il a lui-même installé il y a trois ans avec les pleins pouvoirs techniques et dont le bilan est aujourd’hui très loin des attentes : zéro titre depuis 2008.

Une nouvelle contre-performance ce dimanche pourrait en tout cas précipiter un peu plus le départ de Puel à la fin de la saison. Si l’entraîneur est sous pression, le président emblématique de l’OL l’est aussi. Une qualification en Ligue des Champions sauverait certes les meubles, mais le club rhodanien sera dans l’obligation de réduire son train de vie la saison prochaine. Ses erreurs de casting (37 millions d’euros dépensés par exemple sur la paire Gourcuff-Cissokho) coûtent cher. Lyon a perdu la main dans beaucoup de domaines. La formation française phare des années 2000 est à un tournant de son histoire.