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Thiago Silva : « J'espère ne pas affronter la France »

Thiago Silva

Thiago Silva - -

A l’occasion d’une opération commerciale de son équipementier, Thiago Silva a accordé une interview à RMC Sport. Le Brésilien en a profité pour clamer ses grandes ambitions pour 2014, tant avec sa sélection qu’avec le PSG.

Thiago, ce vendredi a lieu le tirage au sort de la Coupe du monde. Souhaitez-vous affronter la France au premier tour ?

J’espère que non, mais on a 50% de chances (sic) de se retrouver dans le même groupe. Mais ce n’est pas un problème. Ça serait une partie magnifique si on affrontait les Bleus, même si c’est difficile de jouer contre eux. Selon moi, ce serait mieux de les retrouver plus tard dans la compétition

Souhaitez-vous prendre une revanche par rapport à 1998 ?

C’est difficile de parler de ça. Nous aussi nous sommes face à une grande équipe de France. En 1998, il y avait Zidane qui a fait la différence. L’équipe du Brésil était en difficulté. Ces moments-là sont derrière nous. J’espère que la prochaine Coupe du monde sera différente de la fin de celle de 1998.

Avez-vous peur de certains joueurs ?

Peur ? Non. Je n’ai peur de personne, à part de la mort. C’est mon unique peur. Mais après, il y a beaucoup de respect. Je respecte tous les joueurs français et notamment ceux que j’ai affrontés, comme les attaquants, parce qu’ils peuvent faire la différence à tout moment. On doit faire attention à ce genre de joueurs, comme Ribéry, qui est devenu un très grand joueur et qui fait la différence pour l’équipe de France, mais aussi Benzema qui peut marquer des buts et faire de belles choses. Quand on joue au Real Madrid, c’est normal qu’on soit un joueur de grande qualité.

Etre capitaine de l'équipe du Brésil qui reçoit la Coupe du monde doit signifier beaucoup de choses...

Il y a une très grande pression sur nous. Mais c’est une pression positive. Elle peut nous pousser à faire de belles choses. On ne peut pas lâcher en ce moment. Cette Coupe du monde est un moment unique pour nous. C’est comme la sélection brésilienne des années 1950 qui a affronté l’Uruguay en finale (victoire de l’Uruguay 2-1, ndlr). On ne peut pas lâcher dans ces moments-là. On doit faire autrement. Après, on a encore besoin de temps pour nous entraîner et nous améliorer. Mais on doit se prouver et prouver aux autres qu’on va vivre un moment unique.

Les Français ont vu des manifestations anti-Coupe du monde au Brésil...

Pour moi, ce n’est pas contre la Coupe du monde. C’est bien entendu particulier. Des gens se sont exprimés. Si toutes ces personnes ont fait des manifestations pour un Brésil meilleur, bien sûr que je suis d’accord avec eux parce que je suis un brésilien comme eux. Je ne pense vraiment pas que c’est contre le Mondial, mais contre plein d’autres choses que je ne maîtrise pas.

La Coupe du monde au Brésil va être une fête incroyable...

Toutes les Coupes du monde sont des fêtes particulières, surtout quand tu fais une Coupe du monde dans ton propre pays. Je répète que ce sera un moment unique dans notre vie. Si on remporte cette Coupe du monde, ce sera extraordinaire. Si on ne gagne pas, on ne pourra pas remporter un autre Mondial à la maison. Ce sera très difficile de gagner. On va essayer à tout prix de bien s’entraîner et surtout de voir quel système nous donnera notre entraîneur (Luiz Felipe Scolari, ndlr).

Votre rôle dans la sélection est important... Similaire à celui que vous tenez à Paris ?

On peut le dire. Parce que tous les grands joueurs peuvent avoir plusieurs rôles. Au PSG, comme au Brésil, il y a beaucoup de joueurs similaires, avec beaucoup de qualités. Quand on voit que je joue avec des joueurs comme Thiago Motta ou Marco Verratti, et qu’en sélection je joue avec Luiz Gustavo et Paulinho, c’est un peu similaire. La sélection reste la sélection et quand tu joues en sélection, tu as quand même un peu plus de responsabilités.

Une dernier mot sur Paris : le PSG peut-il gagner la Ligue des champions ?

On peut gagner la Ligue des champions parce qu’on a un grand groupe, avec beaucoup de qualité. On dispose aussi d’un très bon staff qui, selon moi, a fait la différence cette saison. Quand on peut compter sur Ibrahimovic, Cavani, Ménez, Lavezzi ou Lucas en attaque, on peut gagner la Ligue des champions dès cette année.

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Propos recueillis par Pierrick Taisne et Mohamed Bouhafsi