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Toulouse : Dupraz en mode… 4x400 féminin

Après la cruelle défaite face à Lyon (2-3), Toulouse est au pied du mur, avec quatre points à rattraper en trois matches sur le premier non-relégable. Première étape : aller gratter quelque chose à Saint-Etienne, qui reste sur cinq victoires de rang, ce samedi (17h).

Le mur est haut. Et Toulouse en est indubitablement au pied. Quatre points à rattraper en trois matches sur la 17e place de Ligue 1 occupée actuellement par le Gazélec Ajaccio. Une position extrêmement défavorable, que Pascal Dupraz affronte avec un optimisme forcené et une sérénité communicative. Depuis son arrivée sur le banc, effective le 12 mars contre Bordeaux, le Haut-Savoyard tricote une opération "remontada" qui est passée de désespérée (10 points de retard début mars) à jouable, à la faveur de débuts presque irréels.

Sur ses quatre premiers matchs, Dupraz en a remporté trois, avec dix buts marqués pour un encaissé. Et malgré une égalisation douloureuse à Lorient (1-1), et une défaite cruelle face à Lyon (2-3), la dynamique créée laisse encore place aux espoirs les plus fous, en dépit d’un déficit comptable évident. « Le vestiaire est bien. Tout le monde y croit et c’est le plus important. On ne sent pas la peur et ça nous tarde de jouer les matchs restant. Tu sens qu’il y a beaucoup d’émotion quand tu joues. J’aime ça, c’est pour ça qu’on joue au foot », assure Martin Braithwaite, capitaine d’un navire qui fuit le naufrage toutes voiles dehors.

Dupraz : « On ne regarde pas les autres »

D’équipe souffreteuse et sans idée sous l’ère Arribagé, le TFC s’est totalement réinventé. La métamorphose est saisissante. Presque incompréhensible au sein d’un effectif inchangé. Et elle permet aux Toulousains de se rendre à Saint-Etienne, qui reste sur cinq victoires sans aucun but encaissé, avec des ambitions légitimes. « A l’heure où je vous parle, je ne sais pas quelle sera l’issue du match. Par contre, ce que je sais, c’est normal, c’est logique, c’est que le TFC vendra chèrement sa peau », assure l’entraîneur.

Pour coiffer ses rivaux au finish, Dupraz a même sa petite idée. « On ne regarde pas ce qui se passe chez les autres. Gagnons nos matchs et ça viendra tout seul. Depuis quelque temps, je leur passe un 4X400 d’un fameux championnat d’Europe féminin. Parce que ça s’est passé tout à la fin. Quand tu passes le nez ou le buste juste à la fin, tu l’as passé juste à la fin mais tu l’as passé quand même. Après tu rentres chez toi, satisfait du devoir accompli et tu repars pour une nouvelle aventure. »