RMC Sport

Triaud ne veut pas lâcher Tigana

Jean-Louis Triaud

Jean-Louis Triaud - -

Jean-Louis Triaud a renouvelé ce lundi sa confiance à Jean Tigana. Reste à savoir si elle est provisoire ou sincère. Si aucun ultimatum ne lui a été soumis, l’entraîneur bordelais reste sous pression.

La journée a été riche en événements à Bordeaux. Elle a commencé par une vidéo matinale dans l’intimité du Haillan, plus placée sous le signe de la thérapie de groupe, pour analyser les nombreuses carences des Girondins, honteusement battus à Angers (1-0) samedi en Coupe de France. Mais à l’heure où toutes les parties vives du club s’attendaient à un règlement de compte, le groupe n’a semble t-il pas délivré ses quatre vérités à l’entraîneur, Jean Tigana.

Alors que certains d’entre eux, et pas des moindres, ne semblent pas entretenir les meilleures relations avec l’ancien international, lui reprochant ses options de jeu pas toujours claires et surtout son manque de communication. Mais aucun d’entre eux n’a officiellement demandé sa tête. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que le président, Jean Louis Triaud hésite à se séparer de Tigana, lui renouvelant même sa confiance ce lundi. « Il a encore 18 mois de contrat. La question ne se pose pas. »

Tigana en sursis ?

Les deux hommes entretiennent depuis plusieurs années des relations assez fortes. Triaud et son actionnaire M6, représenté par Nicolas de Tavernost, qui apprécie également l’ancien international, estiment qu’un limogeage serait prématuré à ce moment de la saison. Ils comptent encore sur une remobilisation des joueurs, sans doute touchés dans leur orgueil, lors des prochains matchs.

De son côté, Tigana, qui a consulté ses proches durant le week-end, ne semble pas encore abattu et n’entend pas démissionner pour le moment. Il veut croire à un redressement. Il reste dans l’action pour le moment malgré ses relations difficiles avec son adjoint, Michel Pavon mais s’appuie en même temps sur le reste de son staff, avec lequel il collabore plutôt bien.

Quoi qu’il en soit, la marge de manœuvre de Jean Tigana, qui regrette toujours la non-venue de Loïc Rémy cet été, plus que celle récente de Kevin Gameiro, reste étroite. Il a besoin impérativement d’un succès contre Nice dimanche prochain pour retrouver du crédit auprès de ses dirigeants. En l’état actuel, il reste donc en sursis.