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Troyes-Monaco : l’ESTAC seule au sommet du pire

Les Troyens prennent un carton rouge dès le début de match contre Monaco

Les Troyens prennent un carton rouge dès le début de match contre Monaco - AFP

Dix-neuvième rencontre cette saison et 19e match sans victoire pour Troyes, tenu en échec par Monaco ce samedi soir (0-0). Un record du genre. Avant les Aubois, personne n’avait terminé la phase aller sans la moindre victoire. Sauf improbable miracle, ils ont déjà les deux pieds en Ligue 2.

Les Brestois de 1979-80 peuvent souffler. L’histoire les a enfin oubliés. A l’époque, les Bretons avaient signé un début de championnat avec 18 matches sans victoire. Record absolu du genre. Trente-six ans plus tard, ils ont enfin trouvé « pire » avec Troyes. Incapable de remporter un seul de ces 19 premiers matches depuis son retour en Ligue 1, l’ESTAC termine la phase aller sans la moindre victoire au compteur.

Pour ne pas dépasser Brest, il fallait battre Monaco à domicile ce samedi soir. Mission ratée avec un match nul 0-0 pas si décevant quand on sait que les Aubois ont été réduits à dix (carton rouge pour Mouhamadou Dabo) et ont concédé un penalty (arrêté par Paul Bernardoni sur un tir trop mou de Lacine Traoré) dès... la troisième minute. Mais malgré ces circonstances atténuantes et un courage évident, les hommes de Claude Robin – qui a pris la suite de Jean-Marc Furlan – n’ont pas gagné. Et ça dure depuis l’été.

0,42 point par match

Avec huit points au compteur à la trêve, la suite de la saison troyenne épouse les contours d’un destin inéluctable. Sauf miracle, le retour en Ligue 2 semble une évidence. Il faudra en effet 35 points (ou pas loin) aux Aubois pour assurer le maintien. Soit un peu plus de 1,84 point par match. Comment imaginer la chose réalisable quand on en a pris... 0,42 jusque-là ?

Condamnée à un retour dans l’antichambre de l’élite, comme cela avait été le cas pour le Brest 1979-80 (qui avait terminé à la dernière place), l’ESTAC va désormais surtout se battre pour sauver son honneur. Gagner des matches, enfin, pour s’éviter quelques autres records de médiocrité lourds à porter. On pense bien sûr à celui du plus petit nombre de victoires sur une saison : trois (Reims 1978-79, Lens 1988-89, Nîmes 1992-93 et Arles-Avignon 2010-11). Cela rime avec Troyes. Qui a le profil parfait pour porter le pire encore plus bas.

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A.H.