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Un choc, malgré tout

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Un peu à la peine en championnat, Marseillais et Bordelais comptent l’un et l’autre sur cette confrontation pour bien démarrer la nouvelle année. Et continuer à croire au titre.

« Depuis le début de la saison, on ne fait que discuter : à un moment, il faut arrêter de parler et agir ! » Souleymane Diawara n’a jamais pratiqué la langue de bois. Au moment d’affronter Bordeaux, son club pendant deux ans (2007-2009), le défenseur marseillais veut donner un coup de fouet à son équipe. Car ces dernières semaines, l’OM n’est pas au mieux. Les joueurs de Didier Deschamps n’ont plus gagné en championnat depuis cinq matches. Pendant la même période, ils n’ont été capables d’inscrire que deux petits buts. Dans ce contexte délicat, l’élimination en Coupe de France, à Annecy face à Evian-Thonon-Gaillard (1-3), n’a fait qu’accroître un peu plus les doutes des Marseillais.

A lui seul, André-Pierre Gignac, qui s’est enfin exprimé cette semaine, cristallise les critiques sur les mauvais résultats de l’OM. « Cette semaine, j’ai vu certains joueurs discuter entre eux, révèle Diawara. Mais même si c’est son travail, il ne faut pas compter que sur Gignac pour marquer. On est un groupe. » Et le choc face à Bordeaux est un match parfait pour tester la solidarité qui l’anime.

Trémoulinas : « On a confiance en nous »

Côté bordelais, l’affiche semble en revanche arriver un peu tôt. Les trois blessés de longue date (Planus, Chalmé et Henrique), tous défenseurs, sont toujours forfait. Seul Alou Diarra, suspendu après son expulsion contre Lens (2-2) le 22 décembre, fait son retour.

A l’instar de l’OM, les Girondins n’ont plus gagné en championnat depuis cinq matches. Mais ils ont en revanche parfaitement géré leur 32e de finale de Coupe de France contre Rouen (3-1) la semaine dernière. « C’était une mise en jambes, explique Benoît Trémoulinas. On entre maintenant dans le vif du sujet avec un gros choc en championnat. Après ce match, on saura où se situer en ce début d’année. La certitude, c’est qu’on a confiance en nous. »

Les Bordelais, qui n'ont plus gagné contre Marseille depuis deux ans et demi, sont ambitieux. Le stage au Maroc pendant la trêve leur a manifestement redonné le sourire. « Une victoire au Vélodrome, ça peut être un déclic, au niveau psychologique, individuel et collectif », ajoute Trémoulinas. Certains, à l’image de Jaroslav Plasil, commencent même à parler du titre. « Je suis venu ici pour ça, rappelle le Tchèque. On a mal commencé, mais on peut bien finir, et j’espère que ce sera le cas. » Mais il n’est pas le seul…