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"Une toute petite ville avec peu de distractions", Selnaes s'ennuyait à Saint-Etienne

Dans une interview accordée à un journal norvégien, Ole Selnaes a justifié son départ de Saint-Etienne durant l'hiver par un ennui dans sa vie quotidienne, même s'il prenait du plaisir au club.

Après un petit bras de fer, le Norvégien Ole Selnaes a quitté l'ASSE fin février pour la Chine, en laissant une certaine amertume dans le Forez. Un mois plus tard, le milieu de terrain a expliqué ce choix de carrière dans une interview accordée au journal norvégien Dagbladet.

S'il reconnaît à demi-mot que l'offre financière du Shenzhen FC a pesé dans la balance, Selnaes raconte aussi qu'il n'était pas épanoui dans sa vie quotidienne à Saint-Etienne, et qu'il avait donc besoin de changement.

"J'ai eu une superbe expérience en terme de football à Saint-Etienne. Mais je n'ai jamais caché que je n'étais pas heureux dans cette ville. C'est une toute petite ville avec peu de distractions, souligne-t-il. J'allais à l'entraînement, et je rentrais chez moi après l'entraînement. Le reste de le journée, j'étais seul dans mon appartement. Au bout de trois ans, vous vous dites que ça suffit. Vous voulez découvrir d'autres choses."

"Ce n'est pas tout ce qui compte dans la vie"

Le joueur précise ensuite sa pensée: "Cela m'a vraiment aidé de jouer dans un bon club et un bon championnat. Mais ce n'est pas tout ce qui compte dans la vie. Les journées devraient être remplies par autre chose que les entraînements..."

Cette semaine, Selnaes avait déjà réglé ses comptes avec les dirigeants de l'ASSE, qui l'avaient accusé de "manquer de respect" au club. "Ce que Saint-Étienne a dit n’est pas vrai, a-t-il indiqué. Il y a eu un désaccord entre moi et le club, mais ce n’était pas aussi énorme. J'ai senti qu'ils m'avaient jeté dans la fosse aux lions pour se sauver et pour que tout le monde se concentre sur moi. Je suis amer, le football est un monde cynique, mais je n'avais pas grand-chose à gagner à entrer dans une bataille médiatique avec eux. Je pensais que je devais faire le moins de bruit possible, fermer ma bouche et laisser passer tout ça en silence."

CC