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Valbuena : « Ça fait mal de manquer le Brésil »

Mathieu Valbuena

Mathieu Valbuena - -

EXCLU RMC SPORT - Victime d’une entorse du genou le 22 janvier, suite à un tacle d’André Ayew à l’entraînement, le milieu de terrain de l’OM poursuit sa rééducation en rêvant d’un retour face à Manchester United, en Ligue des champions.

Mathieu, à quoi avez-vous pensé au moment de votre blessure ? Aux matches de l’OM que vous alliez manquer, à France-Brésil ?

Ce sont des matches de prestige qui font mal quand on les manque. Etre blessé c’est dur, alors rater des matches avec son club et l’équipe de France, ça m’a fait mal, surtout une affiche comme le Brésil. J’ai positivé. J’ai eu peur que cette blessure soit plus grave. J’ai pensé à la rupture des ligaments croisés. Dans mon malheur, j’ai eu la chance que cela ne soit qu’une entorse qui ne nécessite qu’entre quatre et six semaines.

Que s’est-il passé au moment de la blessure ?

« Dédé » (Ayew, ndlr) ne me voit pas. Je prends le ballon, il se jette, ma cheville reste au sol et mon genou part. Je n’ai pas entendu craquer mais j’ai senti quelque chose de bizarre. Je suis immédiatement allé voir le docteur. Je ne voulais pas que les ligaments croisés soient rompus. Cela nécessite un peu de patience seulement.

Quel est votre quotidien ?

Je fais beaucoup de soins matin et après-midi. Je m’entretiens en travaillant les quadriceps et les ischios-jambiers. Je fais aussi du vélo. Si tout va bien, j’espère réattaquer la course mercredi prochain.

« Peut-être pour Manchester »

Est-ce difficile de voir son équipe depuis son canapé ?

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé dans une situation comme celle-ci. C’est très stressant de regarder les matches à la télé. Parfois, je n’ai même pas envie de les regarder tellement je suis stressé. Quand on regarde le match de Monaco (0-0), on a envie d’être sur le terrain pour aider les coéquipiers. C’est comme ça…

Vous êtes rentré dans votre famille pour vous soigner….

Cela fait énormément de bien de rejoindre sa famille. J’ai été atteint les trois ou quatre premières heures puis j’ai essayé de trouver des choses positives. J’ai eu des blessures beaucoup plus importantes comme ma fracture de la malléole en 2006. Etre près de sa famille permet de cravacher et de revenir avec plus de moral.

Allez-vous revenir plus costaud ?

Oui ! On est déçu de rater des matches. Ce n’est pas vraiment un coup dur. C’est embêtant mais il n’y a qu’un mois à patienter. Je relativise beaucoup.

Quand peut-on espérer vous revoir ? Pour le match de Manchester le 23 février ?

Peut-être. Si je ne le sens pas, je ne reviendrai pas plus vite. On s’est fixé des objectifs avec le staff. Cela nécessite de la patience. Le genou est très important pour un footballeur. C’est un match auquel j’ai envie de participer. Mais je ne prendrai aucun risque.

Propos recueillis par Florent Germain