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Vers la dissolution de trois associations du PSG

Plusieurs associations risquent la dissolution

Plusieurs associations risquent la dissolution - -

Les Supras, les Authentiks et les Grintas sont visés par des procédures de dissolution suite au tabassage ayant entraîné la mort de Yann L., en marge de PSG – OM.

La machine judiciaire est en marche après le tabassage à mort le 28 février de Yann L., en marge du match PSG-OM. Trois associations de supporters de la tribune Auteuil sont dans l’œil de la justice depuis qu’il a été prouvé que certains de leurs membres ont participé à l’attaque du membre de la tribune Boulogne. Les Supras, les Authentiks et les Grintas sont sous le coup d’une procédure visant à dissoudre leur association comme la justice l’avait promis.

C’est la préfecture de police de Paris qui gère le dossier jusqu’à ce que le ministère de l’Intérieur prenne la décision finale après avis de la commission nationale de prévention des violences lors des manifestations sportives. Ces associations ne se sont font d’ailleurs plus d’illusions quant à leur avenir. « Ça ne nous étonne pas, explique Christophe, porte-parole des Supras Auteuil. On sait que les autorités veulent dissoudre. » Cinq personnes ont déjà été mises en examen pour homicide involontaire.

« Rompre avec l’omerta »

Du côté d’Auteuil on clame haut et fort que dissoudre n’est pas la bonne solution. « La dissolution des Boulogne Boys n’a rien apporté. Ça n’a rien réglé. Cela a juste amené des gens à se radicaliser. Les autorités devront assumer les conséquences. » Une décision qui les empêchait selon eux « de rompre avec cette omerta qui tourne autour du PSG sur les actes à caractère raciste ». « On veut que Paris ressemble à sa ville et sa banlieue. Un club cosmopolite et ouvert à tous mais pas raciste », ajoute Philippe.

M.M. avec Jérôme Sillon