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Barça: le grand plaidoyer pour la Super League de Laporta, qui s’en prend au PSG

Le projet de création d'une Super League est "toujours vivant", a affirmé dimanche le président du FC Barcelone Joan Laporta, selon qui cette compétition apporterait de conséquentes ressources financières pour l'ensemble des clubs.

Joan Laporta n’en démord pas, le projet de Super League, bien que mort-né au printemps, est pour lui "toujours vivant", a-t-il déclaré à l’occasion d’une assemblée de Socios. Le président du Barça a défendu la position du club catalan dans cette affaire qui a secoué la planète football au printemps. Le président du Barça a expliqué pourquoi il était resté ferme face aux menaces de l'UEFA, qu'il a qualifiées de "belliqueuses et démagogiques".

"Nous, qui défendons les intérêts du Barça, avons vu nos espoirs anéantis par certains fonctionnaires. L'UEFA n'a pas voulu accepter le dialogue et nous ne le comprenons pas, mais nous avons continué à essayer, a-t-il regretté. Nous avons plus de 122 ans d'histoire et nos sentiments doivent être respectés. [...] Et nous ne paierons pas de pénalités si la justice nous donne raison."

Dans un communiqué publié en juin, l’UEFA a annoncé la suspension "jusqu’à nouvel ordre" de la procédure disciplinaire qu’elle avait engagée contre les trois derniers clubs réfractaires à ne pas avoir renoncé à participer à la Super League. "Le temps nous a donné raison", s’est félicité Laporta. "Ne nous demandez pas de nous excuser de réfléchir à l'organisation ou d'œuvrer à l'organisation d'une compétition ou de vouloir prendre notre destinée en main dans le monde du football", a-t-il encore dit.

Le tacle adressé au PSG, qui "dénature la compétition"

Selon Laporta, ce projet dissident, qui entrerait en compétition avec la Ligue des champions de l'UEFA, a pour but d'apporter "la stabilité financière" aux clubs (qui y participeraient) et de créer une compétition "plus attractive", face à la baisse des audiences dans le football. "Les audiences télévisées sont en baisse et, en France, elles ont diminué de moitié", a-t-il souligné. En parlant de la France, justement, le président du FC Barcelone n’a pas hésité à taper fort, voire très fort, sur le PSG et son président Nasser Al-Khelaïfi, grand bénéficiaire de cette crise, qu’il a traversée aux côtés du patron de l’UEFA, Aleksander Ceferin.

"Quelle coïncidence qu'un club étatique, que vous connaissez (le PSG, qu'il ne cite pas directement, ndlr), investisse plus que jamais et offre le double à un joueur que nous voulons (ndlr, Georginio Wijnaldum), a ironisé Laporta. Ce que font ces clubs étatiques dénature la compétition. Vos enfants doivent retrouver l'intérêt pour le football. Ils doivent s'intéresser à des matchs attractifs. Ils le regardent sur les tablettes et les téléphones mais avec des audiences plus faibles, il y a moins d'argent à la télévision. Nous faisons cela pour que toute la pyramide du football en profite. Les petits clubs sont plus dépendants des droits TV, les grands clubs ont une ligne d'activité plus diversifiée. Nous voulons la durabilité financière des clubs et nous voulons la compétition la plus attrayante au monde, et ce sera en Europe."

QM