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Blanc : « On ne va pas claironner »

Laurent Blanc

Laurent Blanc - -

Très satisfait de la victoire contre l’Olympiakos (2-1), qui assure au PSG la qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions et la première place de son groupe, l’entraîneur parisien Laurent Blanc ne veut pas griller les étapes.

Laurent, mission accomplie...

L’objectif est atteint. On n’avait pas réussi à le faire contre Anderlecht (1-1) lors du match précédent. On avait à cœur de remporter ce match pour assurer la qualification et la première place. Ça a été un petit peu compliqué mais on y est arrivé. Il y a une très grande satisfaction de la part du groupe et du staff.

Est-ce uniquement l'expulsion de Marco Verratti qui vous a compliqué le match ou vous êtes-vous un peu laissé aller après une grosse maîtrise en début de rencontre ?

Bien sûr que c’est l’expulsion. Vous savez que c’est quand même plus difficile à dix contre onze qu’à onze contre onze. Je ne sais pas si c’est la seule raison mais elle est importante. Je vois qu’on avait 70% de possession de balle en première période. On était là dans les duels, on maitrisait, on a marqué un but. Certes, il y a eu un petit peu de nervosité dans le jeu pour essayer de marquer ce deuxième but. Et à la 46e minute, on se retrouve à un de moins. Voilà ce qui nous met en difficulté. N’allons pas chercher plus loin.

Pensez-vous que les deux cartons jaunes pris par Marco Verratti sont stupides ?

Je pense qu’il mérite le premier parce qu’il fait une main volontaire. C’est stupide mais ce n’est pas une discussion, ni un jeu dangereux. On ne fait pas toujours des choses très réfléchies et ça aide parfois l’équipe en cassant une action de jeu. Il a fait deux fautes dans ce match ! Je ne suis pas en train de prendre sa défense mais arrêtons de dire qu’il est incorrigible. Ce sont des faits de jeu qui, malheureusement, tombent sur lui avec la réputation qu’il a. Sur ce coup, il nous met en difficulté mais je ne lui en veux pas. Si cela avait été à cause de paroles, on aurait pu lui dire : « Marco, arrête… » Mais je pense qu’on lui a déjà dit et c’est en train de rentrer dans sa tête.

Vous vous en seriez bien passé mais est-ce que ce genre de victoire, en infériorité numérique, n'est pas bon pour la suite ?

Je ne vous l’ai pas dit mais c’était prévu (sourire). C’est vrai que cette valeur, on l’avait démontrée à Marseille (victoire 2-1). C’est la deuxième fois qu’on fait quasiment la moitié d’un match à dix contre onze et qu’on arrive à le gagner. Cette envie de gagner et d’aller de l’avant, au lieu d’essayer de préserver le score, nous permet de rester dangereux. Ça demande une débauche d’énergie et une solidarité à toute épreuve. C’est une qualité que les grandes équipes doivent avoir parce qu’on pourra s’appuyer dessus quand il y aura des matches difficiles ou des faits de jeu contre nous, comme ce soir. Mais je m’en serais bien passé pendant cette deuxième période.

Que peut espérer le PSG dans cette Ligue des champions ?

C'est difficile à dire. La première chose qu'on devait faire, c'était de passer les poules et de finir à la première place. C'est chose faite et on est très satisfait. Mais la Ligue des champions est une compétition très difficile à gagner. Certains clubs ont plus de légitimité que nous à dire qu'ils veulent la gagner. Il faut aussi avoir un tirage qui fait en sorte que tu as plus de possibilités de poursuivre l’aventure, plutôt que de tirer, je ne sais pas, une équipe de Catalogne par exemple (sourire). C'est pour ça que finir premier était vraiment important. On a l'ambition d’aller le plus loin possible mais on ne va pas le claironner. Ce n’est pas mon style. On va procéder par étapes.

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La rédaction