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Blanc : "Tout se joue en février-mars-avril"

Heureux de la large victoire de son équipe (5-0) à Malmö, agrémentée du retour sous les vivats de Zlatan Ibrahimovic, Laurent Blanc refuse de s’arrêter sur la belle première partie de saison du PSG. L’entraîneur parisien voit déjà plus loin, tourné vers le printemps.

Laurent Blanc, une victoire 5-0, Zlatan qui marque et qui sort sous une standing ovation. Est-ce une soirée parfaite pour le PSG ou la victoire du Real à Donetsk assombrit-elle le tout ?

La chose que l’on pouvait maîtriser ce soir, c’était notre match. Pour les autres rencontres, on ne pouvait rien faire. Le contexte était un peu particulier avec le retour de Zlatan et les conditions de jeu pas exceptionnelles. Mais avec le sérieux qui nous a animé ce soir, en quinze minutes, on a fait le plus dur. On a d’abord ouvert le score, puis on a confirmé avec un deuxième but. Et on a surtout fait comprendre à cette équipe de Malmö qu’on était vraiment venu avec de la détermination pour se qualifier. Avec le retour de Zlatan à Malmö, on avait un peu oublié que c’était l’essentiel. On a mis le sérieux et la détermination nécessaires pour bien gagner ce match et prendre confiance collectivement comme individuellement. Donc oui, on peut parler de bonne soirée.

Vous avez 13 points d’avance en Ligue 1, vous êtes qualifié pour les huitièmes en Ligue des champions. Peut-on parler de première partie de saison idéale ?

C’est très bon, oui. Mais comme vous le savez, c’est une remise en question permanente. A Paris, dès qu’on fait un nul, c’est une catastrophe. Alors quand tu perds un match, ça devient un tsunami. Depuis le début de saison, on essaie de gagner le maximum de matches. On y arrive souvent. On en a perdu un, qui fait mal car on s’aperçoit qu’il y avait la place pour terminer premiers dans ce groupe… Les matches, il faut les jouer pour les gagner et être en condition de les gagner. C’est ce qu’on arrive à faire très bien depuis le début de saison. On va essayer de le faire jusqu’à la trêve hivernale et ensuite, on aura un peu le temps de souffler avant de reprendre avec une série de matches impressionnante en janvier. On sait très bien que dans une saison, même si vous êtes excellent avant, tout se joue en février-mars-avril. Si on ne fait pas ce qu’il faut faire pendant ces trois mois, vous oubliez tout et vous dites que la saison est très mauvaise. Tout le monde nous attend dans cette période. J’espère qu’on sera là, en forme, et qu’on aura le moins de blessés et de suspendus possible.

Zlatan capitaine, c’était une évidence ?

Non, ce n’était pas une évidence. C’était un match particulier pour lui. C’est normal. Les joueurs, et notamment Thiago Silva, sont venus me voir pour qu’on donne le capitanat à Ibra. Ça me semblait logique aussi, mais il fallait que tout le monde soit d’accord. A partir du moment où c’était le cas, on lui a donné pour lui montrer qu’on savait que ce match était très particulier pour lui. Son remplacement ? C’était pour qu’il profite, pour qu’on le préserve un peu aussi. C’était surtout pour qu’il entende cette sortie. Ça prouve que les gens étaient aussi venus au stade pour lui. On l’avait prévu, encore fallait-il que le match se passe aussi comme on l’avait prévu. Tout était réuni pour qu’on le fasse ce soir, donc on l’a fait.

Di Maria montre ses qualités de buteur. Est-ce une surprise ou une confirmation ?

Si c’est une surprise, c’est plutôt une bonne surprise. (Sourire.) Quand on a pris ce garçon, on savait bien qu’il pouvait modifier notre jeu. C’est un accélérateur de jeu mais aussi quelqu’un de très technique, qui peut donner de bons ballons et qui est aussi très adroit devant le but. Vu cette adresse, je ne vois pas pourquoi il ne marquerait pas. Il est en train de le démontrer et j’espère que ce sera encore le cas dans les mois à venir.

la rédaction avec J.Re et M.Bo.