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Boli : « L’OM peut réaliser l’exploit »

Basile Boli

Basile Boli - -

Pour avoir marqué le seul but de la finale de la Ligue des Champions contre le Milan AC (0-1) en mai 1993, Basile Boli est entré dans la légende marseillaise. Pour Direct Laporte, l’ancien défenseur de l’OM a livré les clés d’un possible exploit phocéen contre Manchester United.

« Basile Boli, les joueurs olympiens peuvent-ils battre ceux de Manchester, demain soir ?
Contre Manchester, il faudra mettre de la folie. C’est un match de Coupe d’Europe. Il faut donc que les Olympiens soient très bons, mais je les sens capables de réaliser un exploit. Depuis un certain temps, Didier (Deschamps) essaie d’inculquer quelque chose de plus guerrier à ses joueurs car il sait que, dans un match de Ligue des Champions, il faut imposer et mettre de la folie pour gagner. Et puis, la furia de la Coupe d’Europe à Marseille, on la sent. Dans la ville, tout s’anime. Quand il y a la Ligue des Champions, tu es dans un autre monde. Dans ces moments-là, l’OM, c’est vraiment autre chose.

Que pensez-vous de la formation entraînée par Alex Ferguson ?
A titre personnel, je considère que Manchester n’est pas la meilleure équipe d’Europe. Pour moi, Barcelone est bien plus fort.

Dans l’imaginaire collectif des supporters olympiens, vous restez un joueur à part. Quels liens conservez-vous avec la cité phocéenne ?
J’ai vécu cinq années extraordinaires à l’OM. Je suis vraiment attaché à cette ville et je reste un supporter de ce club. J’ai vécu des choses fortes à l’OM. Le lien avec Marseille reste indéboulonnable.

Mais pourtant, vous avez grandi à Paris. Confirmez-vous ?
Oui, c’est ça. A la base, j’étais d’ailleurs un fou du PSG. Je suis natif de la région parisienne et je suivais les résultats de Paris. Mais les gens du Paris Saint-Germain ne m’ont jamais contacté. Sinon, j’aimais beaucoup Mustapha Dahleb.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Auxerre ?
J’ai commencé ma carrière pro à l’AJA. J’ai quand même fait dix ans de taule avec Guy Roux (rires). Et même s’il n’y avait que trois péquenauds là-bas, je me suis vraiment éclaté à Auxerre. Et c’était bien parce qu’à Auxerre, on se faisait tourner les gonzesses (rires). »