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Bordeaux, dans la peau du favori

Les Bordelais partent favoris de leur confrontation avec les Grecs de l'Olympiakos.

Les Bordelais partent favoris de leur confrontation avec les Grecs de l'Olympiakos. - -

Invaincus après la phase de poule, les Girondins sont favoris de leur huitième de finale de Ligue des Champions contre l’Olympiakos Le Pirée mardi soir (20h45). Pour autant, les champions de France restent prudents.

Gâté par le sort, Bordeaux ? Sur le papier, sans aucun doute, l’Olympiakos représentant un danger nettement moins évident que n’aurait pu l’être le Milan AC, Porto ou l’Inter Milan. Mais un déplacement dans l’enfer rouge et blanc du stade Karaiskakis n’a jamais été une sinécure. Même avec un statut de meilleure équipe de la phase de poules (cinq victoires et un nul), achevée devant deux mastodontes européens, le Bayern Munich et la Juventus Turin.
D’autant que quelques doutes se sont instillés dans les esprits des champions de France après la trêve hivernale. Au terme d’une série de deux défaites et un nul en quatre matchs, le défenseur girondin Mathieu Chalmé avait reconnu, mi-février, que son équipe était "dans le dur". Depuis une dizaine de jours, la situation s’est améliorée avec deux succès, en championnat contre Saint-Etienne (3-1) puis en demi-finale de la Coupe de la Ligue à Lorient (4-1). Mais ce coup de "moins bien", qui a permis à ses concurrents nationaux de reprendre espoir, sonne comme un avertissement. Et une incitation à ne pas verser dans l’excès de confiance.

La vie sans Alou Diarra

Mis à rude épreuve par l’enchaînement des matches, le physique devrait être au rendez-vous, les hommes de Laurent Blanc ayant bénéficié le week-end dernier du report de leur match de L1 contre Auxerre. L’entraîneur bordelais a ainsi eu tout le loisir d’établir un plan de bataille qui ne s’appuiera pas son habituel général en chef, Alou Diarra, insuffisamment remis d’une lésion à la cuisse gauche. Touché à une cheville contre les Merlus, Jaroslav Plasil sera en revanche bien du voyage et devrait tenir l’entrejeu au côté de Fernando, devant Gourcuff. Mais dans une rencontre qui s’annonce à forte teneur en duels, la clé pourrait résider dans le pied gauche de Wendel, qui enfile les coups francs gagnants comme des perles en ce moment. « Ça va se jouer sur des petits détails comme les coups de pieds arrêtés et on sait que Bordeaux est très bon dans ce domaine », se méfie Jaouad Zaïri, l’ancien attaquant sochalien, aujourd’hui au Pirée.
Bordeaux, qui a clairement franchi un palier cette saison au plus haut niveau continental, a une occasion en or d’affirmer ses ambitions. Celles que réclame son entraîneur pour s’inscrire dans la durée en Gironde. A trois semaines du retour à Chaban-Delmas, il s’agira de ne pas les éroder au bord de la mer Egée.

La rédaction - Sylvain Coullon