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Des Lillois (in)suffisants

Aurélien Chedjou

Aurélien Chedjou - -

Très décevant, le LOSC s’est incliné (1-0) sur la pelouse de Copenhague, ce mardi en barrage aller de la Ligue des Champions. Il faudra faire un grand match pour se qualifier au match retour mercredi prochain.

S’ils ne l’avoueront jamais, ils imaginaient sans doute un tout autre scenario à ce barrage aller de Ligue des Champions en terre danoise. Battus logiquement (1-0) ce mardi à Copenhague, les Lillois s’apprêtent à vivre un match retour à haute tension le 29 août prochain face aux 50 000 supporters de leur nouveau Grand Stade. Outre le score, la manière dont les Nordistes ont appréhendé la partie interpelle. Surpris par la qualité de leur adversaire, les hommes de Rudi Garcia n’ont jamais réussi à imposer leur marque sur le jeu contre une formation pourtant annoncé plus faible.

Face à une équipe toujours invaincue dans son championnat et qui n’a plus perdu sur ses terres depuis décembre 2011, les Lillois avaient-ils vraiment préparé leurs devoirs ? En alignant une équipe à vocation offensive avec le quatuor offensif Kalou - Martin - Payet - De Melo, Rudi Garcia avait fait le pari de la domination et de la possession de balle. C’était sans compter sur la qualité technique d’une équipe de Copenhague, loin du cliché d’une flopée de vikings aux pieds carrés. Oviedo, le feu follet du couloir gauche danois en donnera un premier aperçu sur une série de dribbles conclue d’une frappe mal cadrée (12e). Un peu plus tard c’est Santin (34e) qui reprendra un centre en retrait de Jorgensen, détourné in extremis en corner par Chedjou.

Le penalty raté de Payet

Tout aurait pourtant pu filer droit si Dimitri Payet avait eu la bonne idée de convertir un penalty consécutif à une faute d’Oviedo sur Kalou au quart d’heure de jeu. En ouvrant grossièrement son pied au moment de sa frappe, l’ancien Stéphanois a gentiment aiguillé le gardien Wiland qui n’a eu aucun mal à partir du bon côté pour écarter le danger. Un dilettantisme étonnant pour ne dire inquiétant à ce niveau de la compétition. Le signe aussi que tout irait de travers pour des Lillois dominés dans tous les compartiments du jeu, y compris techniques.

Le coup de massue interviendra peu avant la mi-temps. Libre de tout marquage, Jacobsen s’avance tranquillement aux trente mètres lillois et adresse un ballon haut dans la surface. Santin prend alors la défense à revers et trompe Landreau de la tête avec l’aide du poteau (38e). Si au retour des vestiaires, Garcia a remplacé Balmont par Gueye mais rien n’y a fait. Chedjou par deux fois (59e, 64e), et De Melo se casseront les dents sur Wiland inspiré. Et c’est même Vingaard s’une superbe frappe des 25 mètres qui à deux minutes du terme aurait pu donner un avantage plus conséquent aux siens. Passée la déception, les Lillois devront s’en souvenir pour espérer abattre des Scandinaves très convaincants. Le nouveau Grand Stade qui se pourléchait de la musique de la Ligue des Champions se contentera mal d’une petite balade en Ligue Europa.

Sylvain Reignault