RMC Sport

Du foot, du spectacle… et des filles !

DR

DR - -

Opposée à Arsenal en demi-finale de la Ligue des champions, l’équipe féminine de l’OL, vainqueur 2-0 à Gerland, peut se qualifier pour sa deuxième finale européenne consécutive. Les protégées de Jean-Michel Aulas espèrent en profiter pour contribuer à l’essor d’un sport fortement marqué par les hommes.

Bof… Hugo Lloris le concède sans peine, la demi-finale retour de Ligue des champions de l’équipe lyonnaise féminine contre Arsenal, ce samedi, ne l’emballe pas plus que ça. « Je ne suis pas trop le football féminin, reconnaît le gardien lyonnais. Mais l’équipe féminine de l’OL fait partie du club. On est très heureux pour elles. Elles postulent pour une place en finale, donc c’est bien. » Il n’en dira pas plus.

Cette année, c’est pourtant grâce aux filles que l’Olympique lyonnais fait parler de lui sur le Vieux Continent. Après avoir dominé Arsenal 2-0 lors du match aller, à Gerland, devant 20.000 personnes, l’équipe entraînée par Patrice Lair est bien positionnée. A Meadow Park (4.500 places), dans la ville de Boreham Wood près de Londres, les Lyonnaises disputeront leur quatrième demi-finale de rang. Elles auront surtout l’occasion de jouer une deuxième finale consécutive (défaite contre le club allemand du Trubin Potsdam l’an passé, 0-0, 7-6 t.a.b.). « C’est du 50-50, affirme le coach rhodanien. Le contexte ne sera pas évident. Le terrain, par exemple, est petit. »

Renard : « C’est l’année ou jamais ! »

Si elles décrochent leur billet pour la finale (le 26 mai à Craven Cottage, le terrain de Fulham), les Lyonnaises, sacrée championnes de France, donneront encore un peu plus de crédit au foot féminin, qui reste encore très marginalisé en France. « Il n’y a plus d’équipe en lice en Coupe d’Europe, à part nous, souligne Wendie Renard, la défenseure des Gones. Et puis il y a la Coupe du monde (du 26 juin au 17 juillet en Allemagne, ndlr). C’est l’année ou jamais ! » « Les gens commencent à vraiment s’intéresser à notre discipline », enchaîne, Laura Georges, la capitaine des Gones.

L’OL serait-il le moteur de l’émancipation du foot féminin en France ? Grégory Coupet n’est pas loin de le penser. « J’ai pris beaucoup de plaisir à voir les matches des filles à Lyon, explique l’actuel gardien du PSG. On a tendance à dire que le foot est un sport d’homme. C’est faux. C’est un sport de contacts. Aller voir le foot féminin, c’est génial », conclut-il en ajoutant qu’il envisage de partager une séance d’entraînement avec Bérangère Sapowicz, la gardienne du PSG. De Lloris à Coupet, le chemin du foot féminin n’est peut-être pas si long.

RMC SPORT