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Fair-play financier: l'UEFA pointe des erreurs dans l’instruction sur le PSG

INFO RMC SPORT. Si le dossier du PSG est renvoyé devant la chambre d'instruction du fair-play financier, c'est notamment à cause de l'étude de la décote des contrats qataris.

Après étude des décisions de la chambre d’instruction de l’ICFC (fair-play financier de l'UEFA), qui avait décidé en juin dernier de clore le dossier du PSG, la chambre de jugement avait choisi d’ouvrir à nouveau le dossier début juillet pour vérifier le travail des enquêteurs.

Selon les informations de RMC Sport, cette chambre de jugement a pointé plusieurs zones d’ombre dans l’enquête qui avait débuté le 1er septembre 2017. Ce qui l’a amené ce lundi à demander à la chambre d’instruction de revoir sa copie.

C’est notamment dans la décote des contrats qataris du PSG que la chambre de jugement n’est pas en accord avec la décision des enquêteurs. Deux cabinets spécialisés dans le marketing sportif s’étaient penchés sur les contrats de sponsoring parisien. L’un, Octagon, choisi par l’UEFA. L’autre, Nielsen, choisi par le club. Les deux étant reconnus par la confédération européenne.

Sauf que leurs évaluations étaient diamétralement opposées. La décision finale prise par les enquêteurs de l’Instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA, après consultation des deux analyses, n’est pas du goût de la chambre de jugement.

Vers une troisième étude des contrats de sponsoring

Le PSG a été mis au courant ce lundi, dans l’après-midi, de ces différences de point de vue entre les différentes chambres de l’instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA. Paris a fait savoir à la confédération européenne qu’il continuerait à "collaborer sereinement avec les instances compétentes de l’ICFC et transmettrait à la Chambre d’instruction toute autre information qu’elle estimerait encore nécessaire".

Selon nos informations, le club de la capitale s’attend à voir une troisième agence indépendante, certifiée par l’UEFA, disséquer ses contrats de sponsoring dans les prochaines semaines.

C’est le cœur de l’affaire. Car pour justifier sa décision de ne pas poursuivre Paris en juin dernier, la chambre d’instruction avait expliqué que malgré les décotes appliquées aux contrats qatariens de sponsoring (principalement Qatar National Bank et Qatar Tourism Authority), le déficit maximal n’était pas dépassé.

Plus d’un an après l’ouverture de l'enquête sur le Paris-Saint-Germain, le dossier revient donc au point de départ. Et le club va continuer à vivre sous la pression du fair-play financier. Les durées d’enquête étant souvent longues, le PSG pourrait donc à nouveau devoir se tenir à carreau lors du prochain marché des transferts. D’autant plus que le club est encore dans l’obligation de trouver de nouveaux revenus.

Antoine Arlot et Loïc Tanzi