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Football: pourquoi l'Allemagne domine l'Europe

Une telle domination allemande sur le football européen n'était pourtant pas gagnée.

Une telle domination allemande sur le football européen n'était pourtant pas gagnée. - -

Le Bayern Munich et le Borussia Dortmund se sont qualifiés en éliminant respectivement le FC Barcelone et le Real Madrid. Ces deux clubs se rencontreront en Angleterre le 25 mai prochain pour une finale 100% allemande, à Wembley.

Avec trois Coupes du monde à son actif, l'Allemagne est un pays de football. Une tendance confirmée par les trois dernières éditions de la Coupe du monde, où l'Allemagne a terminé à chaque fois dans le dernier carré ou en finale.

Même succès du côté des clubs où sur les trois dernières années, le Bayern Munich est arrivé deux fois en finale de Ligue des champions. En ajoutant la rencontre du 25 mai, cela fait trois finales en quatre ans.

Sept années de crise

Une telle domination allemande sur le football européen n'était pourtant pas gagnée. Entre 2003 et 2010, aucun club de Bundesliga n'était parvenu dans le dernier carré de Ligue des champions. Sept années où les Allemands semblaient alors balbutier sur la scène européenne, alors que l'équipe nationale avait également beaucoup de mal à retrouver sa gloire d'antan. Une défaite contre la Croatie en quart de finale de la Coupe du monde 1998, puis le fiasco allemand de la Coupe d'Europe deux ans plus tard, où la Mannschaft est éliminée dès le premier tour, révèlent l'ampleur de la crise.

Un instant, on croit à un retour de l'Allemagne, invitée surprise de la finale de la Coupe du monde 2002, mais le jeu proposé par les Allemands peinent à convaincre. Un mal-être confirmé deux ans plus tard avec l'Euro 2004, synonyme de une nouvelle élimination au premier tour pour l'Allemagne.

Un modèle made in France

Des années de revers qui décident la DFB (fédération allemande de football) à modifier le modèle du football dans le pays. Et cela passe par un changement profond. Les instances dirigeantes s'inspirent du modèle français, très en vogue dans les années 2000, avec les centres de formations. La DFB impose notamment à tous les clubs d'avoir un internat pour favoriser la formation au sein de sa structure.

Place à la jeunesse

Avec une nouvelle formation haut de gamme et des stades flambant neuf spécialement construits pour la Coupe du monde de 2006, et sources de revenu plus importantes, les clubs de Bundesliga ont enfin toutes les cartes en main pour se développer. Dortmund n'a pas hésité à faire confiance à ces jeunes joueurs à l'image de Götze, Reus, Gundogan, 22 ans d'âge moyen. De même le SC Fribourg fait entièrement confiance à Jonathan Schmid à la pointe de l'attaque, pourtant âgé de 22 ans.

La DFB s'est également inspiré de l'Hexagone dans l'intégration des minorités ethniques dans le sport. Mesut Özil (Real Madrid), IlKay Gundogan tous deux d'origine turque et Sami Khedira (Real Madrid) dont le père est tunisien, sont aujourd'hui des joueurs majeurs de la Mannschaft et dans leurs clubs respectifs.


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